Le côté sombre de Wolverine
Hugh Jackman reprend son rôle du ténébreux mutant Wolverine pour une sixième fois.
Hugh Jackman a la musique dans la peau. Sur les planches, on l’a vu dans des comédies musicales et, au grand écran, il a brillamment incarné Jean Valjean dans Les Misérables. Il amènera même, à Los Angeles cet automne, sa production Hugh Jackman… One Night Only, un spectacle solo dans lequel il reprend des classiques de la chanson. Mais pour plusieurs, Hugh Jackman est Wolverine, de la franchise X-Men, un personnage à mille lieues de l’acteur. Après avoir exploré les origines de Wolverine en 2009, dans le premier film consacré au mutant, Jackman reprend du service pour montrer un côté plus sombre du superhéros aux longues griffes dans The Wolverine (Le Wolverine). Métro s’est entretenu avec l’acteur australien.
J’ai entendu dire que vous étiez un grand fan de la bande dessinée de 1982 signée par Chris Claremont et Frank Miller et sur laquelle le film est basé.
Je l’ai lue quand nous avons tourné le premier X-Men [en 2000] et je m’étais dit que c’était une histoire parfaite pour un film. Treize ans plus tard, force est d’admettre que les producteurs étaient d’accord avec moi. J’aime la toile de fond. On est projeté au Japon dans un monde de samouraïs. C’est un univers complètement différent.
Wolverine combat cette fois des ninjas et des samouraïs, pas d’autres mutants. Quel défi cela représente-t-il?
Ce qui est intéressant, c’est la façon dont ils se battent et les valeurs derrière tout ça. Ce n’est pas seulement physique. Il y a tout un contrôle de l’esprit. Wolverine est très instinctif, très animal, très émotif. Il ne réfléchit pas beaucoup avant d’agir habituellement.
Cet épisode est beaucoup plus sombre que le premier Wolverine.
C’est plus sombre effectivement, et je crois que c’est une bonne chose. On assiste, en quelque sorte, à la renaissance du personnage. Dans le film, Wolverine est très tendu, très ténébreux.
Vous êtes visiblement un bon gars et on vous offre souvent des rôles de bons gars, complètement à l’opposé de votre personnage de Wolverine, qui broie constamment du noir et déteste tout le monde…
Mon travail d’acteur m’amène à explorer des côtés de l’humain qui sont plus éloignés de ce que je suis ou que je projette. Wolverine fait partie de moi, puisque je le joue depuis maintenant 13 ans. James [Mangold, le réalisateur] m’a vraiment poussé à explorer des facettes plus sombres du personnage. Et ç’a a porté ses fruits.
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James Mangold nous a habitués à des projets de moins grande envergure que Wolverine avec Walk the Line, 3:10 to Yuma ou Kate & Leopold, dont vous teniez la vedette. Qu’a-t-il apporté à ce film?
C’est la sixième fois que je joue le rôle de Wolverine et je dois dire que, cette fois, ç’a été totalement différent. James m’a amené à jouer le personnage comme jamais, à jouer mon meilleur Wolverine. Il réussit d’ailleurs à sortir le meilleur de tous les acteurs qu’il dirige.
On vous connaissait pour avoir joué dans des comédies musicales comme Oklahoma! avant que vous ne décrochiez le rôle dans X-Men. Comment en est-on venu à vous choisir?
J’ai vraiment eu de la chance! Sept mois avant qu’on m’appelle, on avait donné le rôle à quelqu’un d’autre. Mais la personne a dû se désister à la dernière minute. Puis, on s’est souvenu de moi et on m’a appelé. Heureusement, j’étais à Los Angeles ce jour-là. Les planètes étaient alignées!
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The Wolverine
En salle dès vendredi