Critiques CD: Ladies of the Canyon, Florence K, Webster…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ladies of the Canyon, Florence K, Webster, Cherrt Chérie, Cats on Trees et Clannad.
![]() |
Country séduisant Ladies of the Canyon Diamond Heart Note: |
Difficile de ne pas être séduit par le deuxième album de la formation montréalaise Ladies of the Canyon, Diamond Heart. Les quatre filles offrent une œuvre vibrante, chaque son est à sa place. Bon, il faut aimer le style country pour apprécier à sa juste valeur l’album en entier, mais grâce aux tendances pop-rock de certaines chansons, notamment Let’s Take the Night et The Change, on reste accroché. Le cœur de l’album offre des morceaux tout en profondeur, tant dans les paroles que dans la livraison vocale, avec The Moon et Diamond Heart. Une vraie réussite, qui surpasse peut-être même le premier album, Haunted Woman, déjà bien reçu. On est loin du country kitch de Shania Twain, et on aime ça comme ça.
– Daphnée Hacker-B.
![]() |
Un pas en avant Florence K I’m Leaving You Note: |
Pour son sixième album – et le premier avec la gigantesque Universal –, Florence K a choisi de travailler avec un réalisateur d’envergure, Larry Klein (Melody Gardot, Madeleine Peyroux), et ça s’entend. Pour le son, il faut aussi donner le crédit au mixeur Tchad Blake (The Black Keys, Peter Gabriel), qui donne du tonus à sa musique. Si Florence K ne délaisse totalement pas les rythmes tropicaux, elle touche à d’autres genres, et toutes les pièces ont ce qu’il faut pour charmer les masses. Le CD est majoritairement en anglais, mais il y a pas mal d’espagnol et une très bonne pièce bilingue français-espagnole, Si de toi. Un beau pas en avant.
– Eric Aussant
![]() |
Verbomoteur Webster À l’ombre des feuilles Note: |
C’est son plus grand atout, Webster manie le verbe avec souplesse et sagesse. Le rappeur au lyrisme pleinement assumé démontre sur À l’ombre des feuilles toute l’étendue de son expérience. Ses rimes sont agiles, les personnages qu’il couche sur papier sont consistants et, contrairement à bien d’autres MC, chacune de ses pièces semble longuement mûrie. Si l’aspect «intello» et très méditatif des textes prive certaines chansons d’une plus grande force de frappe, les beats de Webster, passant du reggae aux fines mélodies de piano, sont toujours entraînants et, dans les meilleurs moments, invitent l’auditeur à l’introspection.
– Maxime Huard
![]() |
Énergique Cherry Chérie Cherry Chérie EP Note: |
Rock’n’roll et rockabilly se côtoient et se conjuguent plutôt bien sur le premier EP de Cherry Chérie. Le groupe québécois nous offre une belle carte de visite – cinq chansons accrocheuses, dansantes et qui nous restent en tête. On a hâte d’entendre l’album complet. La pièce Laissez-la sort particulièrement du lot, quoiqu’on apprécie également le petit côté country de Cadillac. Parions que l’énergie de Cherry Chérie est encore plus vibrante sur scène. Le quatuor sera d’ailleurs en spectacle au Festival Diapason demain, à la Maison des arts de Laval. Pour l’occasion, il partagera la scène avec Lisa LeBlanc et The Great Novel.
– Mathieu Horth Gagné
![]() |
Charme frenchy Cats on Trees Cats on Trees Note: |
Il s’agit du premier album de Cats on Trees, un duo composé de Nina Goern (piano, voix) et de Yohan Hennequin (batterie, voix). On y trouve des ballades joyeuses, douces et romantiques, dont quelques-unes agrémentées d’arrangements à cordes dirigés par Albin de la Simone. Un rapprochement avec le groupe montréalais Stars peut être fait, tant par la voix de Nina que par le côté bon enfant des mélodies. L’extrait Sirens Call, quant à lui, fait penser au style d’Amy MacDonald. Dommage, par contre, que les textes, en anglais, soient un peu maladroits. Même chose pour certains vers répétés à plusieurs reprises qui deviennent agaçants après plusieurs écoutes. Le groupe sera en spectacle le 25 octobre à Montréal.
– Josie Desmarais
![]() |
De retour Clannad Nádúr Note: |
Quinze ans après Landmarks, lauréat d’un Grammy, le groupe irlandais propose un 18e album. Toujours à la frontière entre la musique traditionnelle, le folk et le nouvel âge, le clan Brennan – dont Moya, la chanteuse principale – est encore en forme après quelque 40 ans de carrière. Nádúr est composé principalement de pièces originales, en gaélique et en anglais, auxquelles s’ajoutent deux chansons traditionnelles. Certaines surprises se glissent ici et là : des touches de pop et de rock parfois, et un petit country sympathique, The Fishing Blues. L’ensemble est agréable et plaira certainement à ceux qui connaissent le groupe, même si la réalisation sonne bon marché.
– Eric Aussant





