Cette semaine, on craque pour: Tina Fey, les nouvelles chansons de Serge Fiori, Neutral Milk Hotel…
Cette semaine, on craque pour… Tina Fey, les nouvelles chansons de Serge Fiori, Dare Me, les tweets d’Anna Kendrick, le personnage d’Édouard dans la pièce Tu te souviendras de moi, le retour inattendu de Neutral Milk Hotel et la vidéo du bébé démoniaque.
1. Tina Fey
Le gala des Golden Globes, dimanche, nous a rappelé une chose – comme si on en avait vraiment besoin : Tina Fey est fabuleuse (Amy Poehler aussi, mais comme nous avons peu d’espace, nous allons nous concentrer sur notre favorite). Son intelligence et son humour, autant quand elle était à SNL que dans 30 Rock, ne la rendent que plus sexy. De plus, quand Sarah Palin est en train de déblatérer des inepties, on n’a qu’à imaginer Fey en train de l’imiter, et la farce devient plus facile à digérer. (Mathieu Horth-Gagné)
2. Les nouvelles chansons de Serge Fiori
On a finalement entendu cette semaine les deux premiers extraits du nouvel album éponyme de Serge Fiori, première parution solo du génie d’Harmonium depuis 1986. Le monde est virtuel et Jamais résonnent de mille accents familiers et laissent présager un album fidèle à l’univers de l’artiste. Voix pure, guitare 12 cordes, mellotron (!!)… Pas de doute, tout en étant très contemporaine, la facture musicale reste celle du Fiori d’antan, celle qui a fait courir un grand frisson d’extase sur le Québec des années 1970. Les mélomanes qui n’y étaient pas à l’époque (dont je suis) peuvent-ils rêver d’applaudir Fiori sur scène dans un avenir rapproché? Serge Fiori paraît le 4 mars. (Maxime Huard)
3. Dare Me
Beth et Addy sont amies. Meilleures amies. Depuis toujours, pour toujours, croix sur mon cœur si c’est pas vrai je meurs. Elles sont aussi cheerleaders. Intraitable, irascible, souvent cruelle, Beth est la véritable reine de cette équipe où on se met du brillant cute sur les yeux et où on se rend à des beuveries monstrueuses en compagnie de types vraiment pas clairs… Dans l’athlétique bande à Beth, crainte par tous les autres élèves de l’école, chaque fille a son statut, et si on s’échange des bracelets tressés, ce n’est que pour mieux se bitcher une fois le dos de l’autre tourné. Cette petite société hiérarchisée semble fonctionner à merveille jusqu’au jour où une nouvelle entraîneuse débarque à l’école et destitue la chef des pom-pom girls. Soudain, tout fout le camp, mais vraiment très, très fort… Avec Dare Me, étrange hybride entre le roman d’apprentissage et le polar, l’auteure américaine Megan Abbott explore les idées de clan, de meneuse et de menées, et ces promesses de rester toujours ensemble qui caractérisent les amitiés adolescentes, tellement fortes et viscérales. (Natalia Wysocka)
4. Les tweets d’Anna Kendrick
Anna Kendrick a tout compris de la machine Twitter! C’est la copine idéale avec qui on voudrait aller boire un verre lorsqu’on a la mine basse parce qu’on sait qu’elle va nous faire rire. Son compte Twitter en est le digne reflet. Quelques extraits : «Apparemment, ce n’est pas socialement accepté de se masturber dans un cinéma pendant un film de Ryan Gosling», «Un gars à un party me demande de venir chez moi; pensant qu’il n’a pas de chez lui, je lui réserve une chambre d’hôtel», «Eh, bébé… est-ce que c’est un téléphone dans ta poche ou ton pénis est carré?», «Finir un chocolat Reese et réaliser qu’il en reste un autre, c’est comme se rendre compte qu’on est vendredi alors qu’on pensait qu’on était mercredi». On adore! (Chloé Freslon)
5. Le personnage d’Édouard dans la pièce Tu te souviendras de moi
«Je sais que je n’ai qu’un pied dans le gouffre, et que je vais y passer complètement.» Ce n’est là qu’une des répliques criantes de vérité d’Édouard, incarné par Guy Nadon, dans la pièce Tu te souviendras de moi de François Archambault à La Licorne jusqu’au 22 février. C’est une œuvre sensible et bouleversante, susceptible de rejoindre chaque spectateur. Qui ne connaît pas une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, comme Édouard? Une personne qui assiste, impuissante, à la disparition de ce qu’elle est? La pièce critique au passage notre société obsédée par le monde virtuel. «Vous êtes bombardés d’information que vous allez oublier, incapables d’être en interaction avec le réel, prisonniers de l’éternel instant présent, comme moi», avertit Édouard dans une vidéo diffusée sur YouTube… (Roxane Léouzon)
6. Le retour inattendu de Neutral Milk Hotel
Voilà, nous connaissons maintenant le plaisir improbable de pouvoir dire : «Je m’en vais voir Neutral Milk Hotel en show cette fin de semaine.» Improbable, puisque le groupe n’a lancé qu’un album studio avant de disparaître il y a plus de 15 ans, le tant célébré In the Aeroplane Over the Sea, un chef-d’œuvre devenu une obsession pour les fans qui ne décrochent pas. Ce sera donc une fouille archéologique musicale qui aura lieu à l’Olympia demain, où nous pourrons observer en chair et en os cette relique vivante mais inchangée de la période floue de la fin des années 1990, entre la phase grunge qui s’éteignait et la phase indie qui allait décoller. Une chance inouïe qui ne se répétera probablement pas! (Jeff Yates)
7. La vidéo du bébé démoniaque
Après l’incroyable stunt publicitaire du film Carrie il y a quelques mois, un autre coup fumant publicitaire pour un film d’horreur a fait parler de lui cette semaine. Dans une vidéo virale, on voit une poussette téléguidée se promener toute seule dans la ville. Soudainement, un bébé aux yeux noirs et rougis et à l’allure diabolique se dresse dans la poussette, faisant crier d’effroi les curieux qui s’en étaient approchés! D’abord, c’est hilarant de voir les gens bondir de peur en hurlant. Puis, le bébé est tellement bien réalisé qu’il donne la chair de poule. Pour notre part, on a bien hâte de voir Devils’ Due. Mission accomplie! (Rachelle Mc Duff)
On se désole pour…
L’absence d’Inside Llewyn Davis aux Oscars
Étonnement jeudi, lors du dévoilement des nominations aux Oscars : aucune trace, dans les catégories de pointe, d’un de nos coups de cœur cinématographiques de la fin de 2013, Inside Llewyn Davis, des frères Coen. Ni dans la liste des neuf aspirants au titre du meilleur film, ni du côté de la réalisation, ni même un coup de chapeau au jeu formidable du charismatique Oscar Isaac… Même du côté de la meilleure chanson, on a ignoré le film, cité seulement dans les catégories de direction photo et de mixage sonore. Une absence franchement étonnante et décevante. Pauvre Llewyn Davis, autant son personnage en a arraché, autant le film n’obtient pas la reconnaissance méritée… (Jessica Émond-Ferrat)