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Cette semaine, on craque pour: Ligne de bus, House of Cards, Déclare ta flamme…

Photo: Archives Métro

Cette semaine, on craque pour… La créativité de Ligne de bus, le retour imminent de House of Cards, C’est dans la poche!, Paris-New York, Detroit – An American Autopsy, Zombeavers et Déclare ta flamme.

Art-7e-ciel-GameoT1. La créativité de Ligne de bus
Le regard des spectateurs de Ligne de bus, présentée jusqu’au 22 février au Théâtre Aux Écuries, est sollicité de toutes parts tout au long de la pièce. À droite, un magnifique jeu d’éclairage, à gauche, une chorégraphie, au centre, des projections vidéo. Les comédiens sont aussi danseurs et acrobates. Leurs personnages, des victimes d’une tragédie en quête de vérité et d’existence, ne tiennent pas en place, mais tiennent le public captif. Le décor, un imposant autobus en décrépitude, se modifie et se déconstruit en même temps que les états d’âme des pauvres défunts. La trame sonore, très présente et variée, sert très bien chacun des tableaux. Le propos de la pièce est moralisateur et plusieurs passages manquent de naturel, mais tout le reste est si beau et si créatif que ça vaut le déplacement. (Roxanne Léouzon)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. Le retour imminent de House of Cards
Quoi de mieux pour souligner la Saint-Valentin qu’un rendez-vous avec le personnage le plus cynique de la télé? Ça tombe bien puisque House of Cards et Frank Underwood (Kevin Spacey) sont de retour pour une deuxième saison… dès vendredi. Pour l’occasion, le redoutable politicien endossera le rôle de vice-président, après avoir éliminé ses rivaux qui l’ont écarté du poste de secrétaire d’État… Il n’y a aucun doute, les millions d’abonnés à Netflix pourront avaler rapidement cette saison de 13 épisodes, surtout ceux qui préfèrent fantasmer sur Claire Underwood (Robin Wright) ou Frank (moins probable) que sur leur douce moitié. (Daphnée Hacker-B. et Mathieu Horth-Gagné)

Art-7e-ciel-King3. C’est dans la poche!
Il existe en littérature des ovnis qui ne se démarquent pas nécessairement par leur richesse linguistique, mais plutôt par l’originalité et la belle folie de leur trame narrative. C’est dans la poche! (Hurtubise) de Pascal Millet en fait partie. Destiné autant aux ados qu’aux adultes, ce petit roman à suspense se veut une critique de la mondialisation où les entreprises Môa ont le monopole planétaire de tout. À la fois régime dictatorial et entreprise privée, tel Big Brother, elles surveillent et contrôlent le monde habité par des humains et des animaux parlants. L’histoire abracadabrante et les quiproquos linguistiques font de ce petit livre un agréable compagnon de transport en commun. (Rachelle Mc Duff)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. Paris-New York
Vous savez, lorsqu’on dit «du divertissement de qualité»? Voilà exactement ce que nous offre le spectacle Paris-New York. Cette production colorée – qui inaugurait mercredi le Théâtre Paradoxe, nouvelle salle sise dans Ville-Émard – propose au public de découvrir «les plus grandes chansons des comédies musicales» dans un medley de succès bien ficelé. De l’incontournable «Willkommen, bienvenue, welcome» à «Fame! I’m gonna live forever! I’m gonna learn how to fly! High!», ce spectacle où s’enchaînent les chorégraphies musclées, les changements de costumes, le glitter, les perruques, les bas résille, compte aussi sur des musiciens live et des voix impressionnantes, dont celle de Nancy Fortin (photo) qui signe un Good Morning Baltimore – de Hairspray – et un Somewhere – de West Side Story – absolument stupéfiants. Vous pouvez encore attraper la vague et découvrir ce nouveau lieu culturel ce soir à 20 h. (Natalia Wysocka)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. Detroit – An American Autopsy
Pendant 10 ans, Charlie LeDuff a été journaliste pour le New York Times. Mais un bon jour, provoquant l’hilarité de ses collègues, il a décidé de lâcher son poste pour rentrer chez lui. Ce qui a tant fait rigoler ses confrères? Chez lui, c’est Détroit. Quasi champ de bataille, ville en faillite, contrée presque fantôme. Mais CLD est un reporter cow-boy qui n’a peur de rien. Dans ce livre où se mêlent reportage, données historiques et politiques, biographie familiale et confessions, il raconte tout : l’épidémie de crack, les flambées de violence, les bottes pleines de trous que doivent porter les pompiers, les ignobles magouilles de l’homme fort à la tête de la ville. Il parle aussi de sa sœur, happée par la rue et par les drogues, de sa nièce qui connaîtra le même sort, des milliers de maisons abandonnées qui brûlent, parce que les gens ne trouvent rien de mieux à faire pour se divertir; «parce qu’une canne de gaz coûte moins cher qu’un billet de cinéma et puis, de toute façon, il n’y a plus de cinéma à Détroit». Du journalisme robuste. (Natalia Wysocka)

Young Ghosts Clothing6. Zombeavers
Aaaaah ce qu’on aime les films d’horreur de série B! Les fans du genre pourront (espérons-le) se délecter de cette «comédie» au titre douteux (en plus de signifier castor, beaver  désigne de façon familière les parties intimes féminines). Dans Zombeavers, un groupe de collégiens se retrouvent dans un chalet bordé par un lac où un barrage a été construit par des castors… zombies! Un à un, ils se feront attaquer et tuer (pour ensuite ressusciter?) par ces petits morts-vivants voraces et répugnants. Quand on entend un des personnages  dire : «Nous ne pouvons pas nous monter les uns contre les autres. C’est exactement ce que les castors voudraient!», on sait qu’on nous promet un grand film! (Rachelle Mc Duff)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Déclare ta flamme
C’est la Saint-Valentin ce vendredi, et ça nous rend fleur bleue. Aussi a-t-on un coup de cœur particulier pour le dispositif Déclare ta flamme, installé à la place Gérald-Godin jusqu’à samedi. Les fanas de bande dessinée apprécieront particulièrement l’idée, qui consiste à écrire un message dans un phylactère pour quelqu’un qu’on aime, à se prendre en photo et à envoyer le message avec son téléphone intelligent. Mignon comme tout, et ça fait changement de la douzaine de roses rouges achetée en vitesse au marché du coin. (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCLes stéréotypes de Réjean Tremblay
Outre la chronique qu’il a signée cette semaine où il se demandait à voix haute ce qu’aurait à gagner le Québec si les femmes restaient docilement à la maison, Réjean Tremblay nous propose sa nouvelle émission, Les jeunes loups, bourrée de vieux archétypes faciles et fatigués : les Italiens sont dans la pègre; les Noirs se ramassent inéluctablement dans les gangs de rue; les hommes musulmans sont ultrareligieux et violents… nous en passons. Plus sournoisement, dans l’émission, aucun des personnages féminins qui travaillent au journal – toutes professionnelles, pourtant – ne peut résister au journaliste tombeur… sauf, bien sûr, la lesbienne, un p’tit gars manqué qui est «douée dans les ordinateurs». Misère… (Jeff Yates)

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