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Hänsel et Gretel à l’opéra, opération grand public

Photo: collaboration spéciale

Après Dead Man Walking et La chauve-souris, l’Opéra de Montréal poursuit son entreprise de séduction auprès du public avec Hänsel et Gretel. Œuvre qui amalgame opéra, conte, théâtre et cirque. Questions au metteur en scène Hugo Bélanger.

Quel est le synopsis d’Hänsel et Gretel?
Il s’agit du conte des frères Grimm qui est devenu un opéra. C’est l’histoire de deux enfants qui sont envoyés par leurs parents cueillir des framboises dans la forêt. Ils se perdent et découvrent une maison en pain d’épice remplie de bonbons. Hélas, une mauvaise sorcière rôde dans les parages! Ce conte porte sur la faim et la pauvreté. Engelbert Humperdinck en a fait un opéra et nous l’avons transformé à nouveau afin de ramener l’esprit du conte en y intégrant le côté merveilleux, notamment incarné par les artistes du cirque.

Contrairement à l’habitude, cet opéra s’adresse donc à tout le monde. Même aux enfants?
Oui. À la base, il a d’ailleurs été écrit pour les enfants. Mais il devrait vraiment plaire à tout le monde.

Ce n’est donc pas pour la clientèle huppée qui assiste généralement à des représentations de l’Opéra de Montréal?
De plus en plus, on essaie de se renouveler. L’an dernier, on a présenté Dead Man Walking, qui est un opéra très moderne. Il y a eu Porgy and Bess de George Gershwin, puis La chauve-souris. Il faut se rappeler qu’à l’origine, l’opéra est un art populaire. Le peuple allait à l’opéra autrefois. Cela est devenu, notamment en raison du prix des billets, un art plus difficile d’accès. Chose que l’on veut changer en retournant aux sources populaires. Cet opéra cible autant les connaisseurs, qui aiment la musique classique et les œuvres complexes, que les moins initiés qui seront aussi charmés par l’aspect merveilleux du visuel et de l’histoire racontée. De plus, c’est un opéra assez court (deux heures, entracte compris).

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Il ya a des éléments issus du cirque…
Oui, nous avons monté ce spectacle en collaboration avec l’École nationale du cirque. Mon défi était de rendre la chose captivante sans que cela semble forcé. Il fallait donner l’impression que cette œuvre a toujours été montée ainsi. Il y a des acrobates, des contorsionnistes, des équilibristes qui deviennent autant de personnages ou des créatures ensorcelées par la sorcière.

Combien y a-t-il de personnes sur scène?
On y verra six chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, en plus d’une douzaine d’artistes du cirque auxquels se greffe un chœur d’une douzaine d’enfants à la fin. Ce qui donne un total de 30 personnes sur scène en plus, bien sûr, de l’orchestre dans la fosse.

Hänsel et Gretel
À la Salle Wilfrid-Pelletier
Les 22, 25, 27 et 29 mars

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