Critiques CD: Pink Martini, Shakira, My Chemical Romance…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Pink Martini, Blackie and the Rodeo Kings, Jeanne Cherhal, Mamselle Ruiz, Shakira et My Chemical Romance.
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Fabuleux Pink Martini & The Von Trapps Dream a Little Dream Note: |
Ce formidable album est né de la collaboration entre le groupe américain Pink Martini et les quatre arrière-petits-enfants du Capitaine et de Maria von Trapp, qui ont inspiré La mélodie du bonheur. Qu’ils chantent a capella ou accompagnés, les jeunes von Trapp vous envoûteront avec leurs voix mielleuses. En plus de faire un clin d’œil à leur héritage en offrant leur version de trois pièces de la mythique comédie musicale, dont Edelweiss, ils proposent trois pièces originales écrites et composées par le plus jeune d’entre eux, August, 19 ans. Mais c’est leurs interprétations en diverses langues de grandes chansons qui font de cet album un petit bijou! Nos coups de cœur: Fernando en suédois, Kuroneko no tango en japonais.
– Rachelle Mc Duff
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L’or Blackie Blackie and the Rodeo Kings South Note: |
Qui donc a osé dire que le country n’était que ritournelles utiles aux cow-boys pour attendrir leur bétail entre deux saloons des prairies? C’était nous, on l’avoue. Assourdi de préjugés, il nous fallait croiser le huitième album de Blackie et de ses rois du rodéo pour nous ouvrir les oreilles aux charmes du folk qui pousse dans le ROC. Les trois barbus du groupe chantent les déboires de la route, de l’amour et de la rébellion douce avec sincérité et grand renfort de slide guitar. George W. Bush compte parmi les adeptes du groupe et, pour une fois, on trouve que l’ancien président a du goût: Blackie and the Rodeo Kings est de l’or noir digne du grand Springsteen, du genre que l’Ouest canadien devrait extraire plus souvent.
– Sébastien Tanguay
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Histoire de femme Jeanne Cherhal Histoire de J. Note: |
La Française Jeanne Cherhal invite le public dans son intimité avec son Histoire de J. Dans son intimité amoureuse, mais aussi sur les traces d’histoires d’autres femmes, comme celle de Noxolo, cette Sud-africaine lesbienne assassinée, ou encore dans un hymne anti-viol (Quand c’est non c’est non) où elle unit sa voix flûtée à celles d’Emily Loizeau, de Camille, d’Olivia Ruiz, de Rosemary Standley et de La Grande Sophie) et une pièce féministe (Femme debout) qui clôt l’album. Reste qu’au cœur du disque, on retrouve piano, voix et paroles d’amoureuse, dans un emballage un peu vintage qui rappelle parfois Barbara (Comme je t’attends) qui plaira aux romantiques.
– Jessica Émond-Ferrat
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Latino unique Mamselle Ruiz Miel de cactus Note: |
C’est un deuxième album ensoleillé que nous offre Mamselle Ruiz (Mamselle est son vrai prénom!). À la fois chanteuse, acrobate et guitariste, l’artiste est autant multidisciplinaire dans sa carrière que dans son style musical. Sur son album Miel de cactus, Mamselle adopte un style latino avec des influences variées. Qu’il s’agisse de folklore traditionnel mexicain, du nueva trova cubain, de samba, de bossa-nova… tout y est! La première chanson, Petrona, nous charme par la voix mielleuse et le splendide accompagnement à l’accordéon. On apprécie surtout la deuxième partie de l’album, plus funky et moins générique.
– Daphnée Hacker-B.
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Comme avant Shakira Shakira Note: |
Ne vous fiez pas à la pochette sur laquelle Shakira pose sur un divan beige recouvert d’une jetée en laine rose. Ce 10e album studio de la blonde Colombienne ne donne guère envie de s’adonner au coocooning dans un décor rustique. Shaki y revient plutôt aux sources, renouant avec son côté «rock», façon Laundry Service. L’épopée s’ouvre par son duo sulfureux et plutôt irrésistible avec Rihanna, Can’t Remember to Forget You, qui tourne sur les ondes depuis un moment déjà. La coach de The Voice se donne aussi corps et âme dans Empire, une «force ballade» (comprendre: une power ballad), et parle de son amoureux, au son d’une guit acoustique, dans 23, pièce qui se termine par le gazouillis d’un bébé (le sien, Milan) et son soupir de mère ravie. Ahhh.
– Natalia Wysocka
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Autopsie My Chemical Romance May Death Never Stop You (2001-2013) Note: |
On a vieilli, changé; on veut connaître autre chose… Comme toute relation dysfonctionnelle, l’œuvre de My Chemical Romance comporte son lot de beaux moments (les albums Three Cheers et Black Parade) ponctués de décisions douteuses (I’m Not OK, les uniformes militaires) menant inévitablement au désastre (l’album Danger Days). Ce best of permet de faire l’autopsie de notre relation brisée avec le groupe, de comprendre où ça a commencé à mal aller, de faire la paix avec la rupture. Oui, on a chanté quelques tounes à voix haute; non, on ne portera pas le brassard funèbre qui vient avec l’album.
– Jeff Yates





