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Hugo Lapointe, crooner pop

À l’aube de sa rentrée montréalaise, Hugo Lapointe se livre au jeu du tourne-disque pour Métro. De Rush à Ferland en passant par le scat, découvrez ses penchants musicaux et ce qui l’a façonné sur le plan créatif.

Le nouvel extrait radio de votre nouvel album, Toujours toi, est ce qu’on appelle souvent une happy song. Qu’est-ce que vous écoutez lorsque vous avez envie de vous sentir heureux?
Bobby McFerrin! Il me met toujours de bonne humeur. C’est lui qui est derrière le succès Don’t Worry, Be Happy. C’est un technicien de la voix. Il donne des spectacles dépouillés où il n’a besoin que d’un tabouret, d’un micro et d’un verre d’eau. Il s’accompagne en tambourinant sur son corps et module sa voix de façon stupéfiante. Il faut entendre ses versions de Blackbird ou de Drive my Car, des Beatles.

Vous mentionnez les Beatles: sont-ils vos idoles?
J’ai eu ma période Beatles lorsque j’étais jeune, mais le seul band dont j’ai vraiment été fan dans mon jeune temps, c’était Pink Floyd. Il est vrai cependant que depuis deux ans, chaque fois que j’ai une rage de musique, c’est les Beatles que j’écoute. Quant à Pink Floyd, j’aime leur œuvre en entier, mais je dirais que mon album fétiche est Atom Heart Mother.

Vous avez déjà travaillé dans un magasin de disques, sorte de paradis des mélomanes. À ce jour, quel serait selon vous le meilleur disque de tous les temps?
À la volée, je répondrais que l’album Portraits, de Jim Corcoran, a été une quasi-révélation pour moi. Je connaissais l’artiste, mais, lorsque j’ai entendu ce disque acoustique, si on oublie le son des années 1980, j’ai vraiment été stupéfait. De plus, je découvrais un merveilleux auteur.

Quels sont vos trois disques québécois ou francophones préférés?
Portraits, évidemment. Écoute pas ça, de Jean-Pierre Ferland, et Dehors novembre, des Colocs. C’est un album qui a marqué une génération.

J’en connais un qui sera furieux si vous ne le nommez pas! (Rires)
Je sais pas pantoute de qui il s’agit. (Rires)

Pendant des années, vous avez interprété du top 40 dans les bars: y a-t-il une chanson que vous n’êtes plus capable de supporter?
La petite grenouille, plus capable. Je l’ai tellement jouée, uniquement sur demande, que j’en suis blasé. Cependant, ce que j’ai compris en interprétant du top 40, c’est que même si on se tanne d’un morceau à force de le jouer, il y a toujours une façon différente de l’aborder et de se faire plaisir.

Un fantasme musical?
Continuer de pouvoir jouer avec d’autres musiciens et peut-être monter un jour un big band afin d’interpréter des standards de Louis Armstrong, d’Ella Fitzgerald, de Nat King Cole ou de Nina Simone. Je suis tombé amoureux du scat et du swing quand j’ai découvert les crooners. Je me suis mis alors à tout swinguer: mes clés, ma fourchette… (Rires)

Un album ou un artiste qui vous a donné envie de faire de la musique?
Ben, mon frère [Éric Lapointe]. Un disque? Je suis un enfant des années 1980 du point de vue musical, tandis que mes frères étaient accros aux années 1970. Alors ils m’ont transmis ça. Un de mes premiers coups de cœur a été Rush, et en particulier Exit… Stage Left. Cet album-là, je le tape au complet sur mon ventre. (Rires) J’ai vraiment «flashé» sur le batteur et j’ai immédiatement acheté un drum à 50$! Je jouais avec des baguettes de peinture. Le nombre de fois que j’ai cassé les oreilles de ma mère… Cet album a vraiment été le catalyseur de mon envie de faire de la musique.

La plus belle chanson du monde?
What a Wonderful World, de Louis Armstrong.

Et en français?
La musique, de Jean-Pierre Ferland.

Hugo Lapointe
À L’Astral
Jeudi à 20 h

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