La télé comme refuge
Avec le printemps vient forcément le beau temps. Les manteaux lourds retournent se cacher pour les saisons plus chaudes et le soleil se pointe le bout du nez un peu plus tôt le matin et un brin plus tard le soir.
La vie recommence et l’envie de sortir de la maison renaît.
Sauf que même au printemps, avec l’appel de l’extérieur, parfois l’envie nous prend de laisser les rideaux fermés afin d’investir son week-end à revoir une série que l’on chérit particulièrement. Vous connaissez sans doute le cliché : de la crème glacée à même le pot, une petite laine et des heures de télé.
Bref, la télé devient un refuge quand le monde extérieur nous tente moins. Beau temps, mauvais temps.
Comme beaucoup de gens, j’ai des séries que je réécoute souvent, trop souvent peut-être. Au lieu d’investir mon temps aux nouvelles découvertes et à l’ouverture de mes horizons, je préfère souvent revivre ce que je connais déjà, revoir ce que j’ai aimé, ressentir les mêmes ivresses.
L’homme est une créature d’habitude.
Pour vous inspirer, peut-être, ou simplement pour le plaisir de partager, je vous offre trois de mes choix quand l’envie de tamiser les lumières me prend un samedi après-midi.
Minuit, le soir (2005 à 2007, 3 saisons)
Possiblement la seule « série de gars » qui m’interpelle vraiment, loin des stéréotypes de l’éternel adolescent traitant la femme comme un bout de viande sur deux pattes.
La proposition de Podz est un hymne à l’amitié sensible, posé et troublant. Des hommes tout en nuances, d’une rareté rafraîchissante en télé. C’est triste et ça fait rire, souvent dans la même scène. Difficile de mieux représenter la vie qui ne choisit pas d’être drôle ou triste avant de défiler devant nos yeux.
Buffy the Vampire Slayer (1997 à 2003, 7 saisons)
J’ai peut-être amorcé ma trentaine cette année, mais devant Buffy et l’univers de Josh Whedon, j’ai 15 ans et ça me plait.
Dans le genre « Monsters of the week », on fait difficilement mieux que Buffy qui s’est grandement amélioré au fil des saisons, contrairement à plusieurs séries qui s’essoufflent après la proposition initiale (Heroes étant l’archétype d’une excellente première saison suivie d’une désolante suite).
The Office (2001 à 2003, 2 saisons et 2 épisodes spéciaux)
Rien contre la version américaine avec Steve Carrell, mais il n’y a que Ricky Gervais dans mon coeur.
Je connais les 14 épisodes de la série par coeur et, malgré tout, dès que j’en écoute un je ressens l’urgence de visionner tous les autres. Pince sans rire et d’une justesse désarmante, The Office est une belle porte d’entrée vers la télévision britannique qui, grâce à Netflix, trouve de plus en plus d’adeptes loin du vieux continent. Des séries comme Luther er Sherlock ont un succès qui n’aurait pas existé avant l’avènement de la télévision sur demande.
Je vous présente trois choix, mais il y en a tellement plus.
Et vous, est-ce que la télé vous réconforte?