Critiques CD: Tori Amos, Coldplay, David Portelance…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de David Portelance, Tori Amos, Coldplay, MTT et l’album officiel de la Coupe du monde 2014.
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Folk existentiel David Portelance Tenir la route Note: |
Ce n’est pas pour rien que le conteur et amoureux des mots Fred Pellerin a emprunté quelques chansons à David Portelance et lui a demandé de faire la première partie de son spectacle. La grande force de l’auteur-compositeur-interprète, qui n’a malheureusement pas une voix à tout casser, ce sont ses textes. Grâce à ses mots francs et vibrants, le chanteur montre un incontestable talent de raconteur. Dans ce premier album folk, le chansonnier, accompagné de sa guitare, nous offre de fort jolies pièces telles que Encore une fois, Tenir debout ou Nos larmes (avec Fred Pellerin). Il nous sert même une chanson plus rock et amusante intitulée familièrement Que Dieu me blaste. Un artiste à surveiller!
– Rachelle Mc Duff
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Renaissance Tori Amos Unrependant Geraldines Note: |
La dernière décennie a été rude pour les amateurs de Tori. Trop d’albums avec trop de chansons trop vite oubliées. Trop dommage. C’est pourquoi Unrepentant Geraldines agit comme un baume. Certes, la rousse pianiste ne créera plus en direct du Choirgirl Hotel, et un Boys For Pele 2 c’est pas près d’arriver. Reste que Tori renoue ici avec son souffle d’autrefois. Elle ouvre l’épopée, teintée de ses thèmes de prédilection (religion, sexe, émancipation) en chantant son America, un peu comme Rufus. Si, par la suite deux, trois pièces, dont Giant’s Rolling Pin, donnent dans l’enfantin, Weatherman a la douceur de l’époque Under the Pink; Promise a de la gueule. Sur l’étonnante Wild Way, elle tonne même: «I hate you.» Nos sentiments face au disque sont à l’opposé.
– Natalia Wysocka
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Froid jeu Coldplay Ghost Stories Note: |
Album qui sonne comme une longue descente de drogue, Ghost Stories est étrange, inconfortable, triste, beau, irritant, fantomatique. Il y a des synthés et de la production eighties qui, dans les moins bons instants, rappellent Simply Red. Il y a des pièces comme Midnight durant lesquelles Chris Martin semble nager dans les méandres mélasseuses des nuits sans sommeil. Et d’autres comme Another’s Arm, sur laquelle il dit écouter la télé seul et qui évoque le bruit de la neige dans ladite télé. On sait, le frontman s’est séparé de son amoureuse, et il chante beaucoup la douleur. Celle du cœur. Parce que la douleur physique, pfft, ça fait rien. Il le dit d’ailleurs: «Got a tatoo and the pain’s alright.» On ne pourra accuser ici Coldplay de l’avoir joué facile… ou de s’être surpassé. OK donc.
– Natalia Wysocka
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Bon, sans plus Mtt Years from Now Note: |
Difficile de trouver une chanson qui sorte du lot. Years from Now est pourtant bien fait, entraînant et a un son électro typiquement scandinave… même si le groupe est en fait néerlandais. Ça commence avec Nevermore sur des notes de basse répétitives, des synthés résonants et une guitare électrique qui déchire. On pense à St. Vincent, à Young Galaxy, à The Radio Dept., à Fever Ray ou même à Trust… En fait, on pense toujours à d’autres formations. Rien n’est tout à fait original et suit le courant de l’heure: la nostalgie new wave. Ce qui était charmant il y a un ou deux ans est maintenant très commun. Assez bon pour une liste de lecture variée, mais ça manque de richesse pour se placer parmi nos groupes favoris.
– Josie Desmarais
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Pop vibrant Album officiel Coupe du monde 2014 de la FIFA One Love, One Rhythm Note: |
One Love, One Rhythm est l’album officiel de la Coupe du monde de la FIFA. La compilation regroupe 15 chansons de gros nom: Pitbull, Magic!, Wyclef Jean, Santana, Jennifer Lopez, pour ne nommer que ceux-là. On s’avoue déçu de la chanson thème, We Are One, où le simili-rap répétitif de Pitbull n’a pas sa place. Ricky Martin, pourtant de nature si dégourdie, n’est pas tout à fait convaincant avec Vida. La deuxième moitié de l’album se révèle bien plus inspirante, puisque Shakira nous fait vibrer avec La la la et Adelén nous entraîne dans l’ambiance festive des stades de soccer brésiliens avec Olé.
– Daphnée Hacker-B.




