Whitewash: western d'hiver
Whitewash, «un genre de Fargo» produit par micro_scope, réunira le duo de choc Marc Labrèche – Thomas Haden Church. Petit tour sur le plateau.
C’est au pittoresque Bar De Courcelle, à Saint-Henri, où la machine-à-toutous-avec-une-pince dedans-pour-les-attraper trône en reine à l’entrée, qu’a lieu le rendez-vous. On y tourne Whitewash, premier long métrage réalisé par Emanuel Hoss-Desmarais et produit par Luc Déry et Kim McCraw, de micro_scope.
Un duo qui, pas plus tard que la veille, a récolté le Jutra du Meilleur film pour Monsieur Lazhar – œuvre qui a d’ailleurs récolté sept statuettes en tout. «On est pas mal occupés ces temps-ci!» lance Déry avant de faire remarquer que Whitewash, c’est le premier film en anglais qu’ils produisent, Kim et lui. «Ça fait longtemps qu’on y pense», ajoute-t-il.
Malgré quelques détails glanés ici et là (une nuit de tempête, un homme, une déneigeuse jaune, un accident, de la neige, un autre homme), l’histoire de «ce premier film en anglais», dont la sortie est prévue pour l’hiver 2013, reste assez floue. «Ne dites rien!» ordonne d’ailleurs le réalisateur Hoss-Desmarais à ses deux têtes d’affiches – et quelles têtes! – lorsqu’elles viennent s’asseoir avec les journalistes. Marc Labrèche d’abord, Thomas Haden Church ensuite.
«Ça se passe on ne sait pas exactement où, quelque part sur une frontière lointaine entre le Québec et l’Ontario, dans un bled perdu», commence par expliquer Labrèche. Ce qui l’a attiré dans le projet? L’originalité du scénario de Marc Tulin et d’Emanuel Hoss-Desmarais, surtout, rétorque l’ex-Grand blond. «Le mot « fraîcheur » fait tellement kitch, mais c’est vraiment ça! J’ai été surpris et étonné. C’est un film d’hiver, un peu à la Fargo», avoue-t-il.
Pour ce qui est de Thomas Haden Church, acteur qui a notamment incarné un futur mari frivole dans le mémorable Sideways d’Alexander Payne, ses raisons de participer à ce «petit» film canadien sont tout autres. «Pourquoi j’ai accepté? Parce que ça me donnait la chance de chevaucher un âne», lance-t-il. «Non, je blague.» Il rajoute que ce qui l’incite à dire oui à un rôle, c’est toujours la profondeur du personnage qu’on lui demande d’endosser.
«Que ce soit dans Sideways, ou dans Spideman 3, ou dans… attendez… j’essaye de penser à un autre film dans lequel j’ai joué qui n’a pas été un flop…» Quelque chose nous dit que Whitewash ne fera pas partie de cette catégorie et que ce film indé s’enligne pour être un autre success story signé McCraw-Déry.