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Francs-tireurs: Le problème avec les mentalités archaïques

Patrick Côté, Firas Zahabi et Yves Lavignes aux Francs-tireurs. Photo: Télé-Québec

Mercredi, Benoît Dutrizac visitait Patrick Côté, Firas Zahabi et Yves Lavigne afin de parfaire son éducation dans le domaine des arts martiaux mixtes (AMM).  Accessoirement, il en a aussi profité pour faire son entrevue.

Tout d’abord, chapeau à Dutrizac de l’avoir fait. Il avait déjà (souvent) exprimé son désaccord envers la discipline, que ce soit à la radio ou sur Twitter. Le hic, c’est que le vétéran entrait dans le gymnase avec une idée sensiblement arrêtée sur ce sport et ça paraissait un peu trop à l’écran.

Il a tout envoyé sur la tronche des trois hommes d’arts martiaux, du barbarisme de cette compétition jusqu’à l’intimidation dans les cours d’école en passant par la soif de sang de l’auditoire. Manquait juste une référence au temps des Romains et tous les clichés y étaient.

Heureusement, Côté, Zahabi et Lavigne ont très bien vulgarisé leur univers et même, par moment, atténué la hargne de Dutrizac. Ils se sont défendus avec brio, comme le prônent à la base les arts martiaux qui sont, fondamentalement, des disciplines d’autodéfense.

Ce qui est dommage, c’est que l’approche de Dutrizac envers les AMM n’est pas isolée, elle est même plutôt généralisée dans les médias traditionnels d’ici, comme en témoigne l’utilisation fréquente de l’appellation «combats extrêmes» quand on parle du sport. Au lieu d’effectuer un travail de fond afin d’atténuer ce lieu commun des journalistes moins bien informés, Dutrizac s’est contenté de peser sur tous les boutons afin d’obtenir des réactions. Sans succès.

Les arts martiaux mixtes gagnent à être découverts, ne serait-ce que pour les histoires humaines derrière ces combattants. Dutrizac lui-même gagnerait à creuser un peu le sujet au lieu de n’y voir que des claques sur la gueule.

Félicitations à Côté, Zahabi et Lavigne pour l’entrevue. Ça prenait du cran pour se défendre contre une idée prédéterminée comme celle de Dutrizac.

En général, j’aime bien le front de bœuf de Benoît Dutrizac en entrevue. Ça donne de la bonne télévision. Par contre, j’ai souvent un malaise quand il tombe dans la mauvaise foi pure et simple. Cette semaine en était un navrant exemple.

>> l’émission intégrale des Francs-Tireurs se trouve ici

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