Les p’tits nouveaux de l’humour: entrevue avec François Bellefeuille
Le gala Les Olivier, qui aura lieu dimanche, couronnera du titre de Découverte de l’année un humoriste de la relève. Métro a posé quelques questions à François Bellefeuille, un des cinq finalistes.
Selon toi, qu’est-ce que tu apportes de différent au monde de l’humour québécois?
C’est certain qu’avec moi, on est loin des observations. J’ai toujours trouvé difficile de définir mon style, probablement parce que j’ai trop la face dedans. Je garde toujours le même personnage de scène qui est imprévisible, colérique, impertinent et attachant. Mon style est aux frontières de l’absurde, sans l’être vraiment. L’absurdité dans mon humour vient souvent de la situation, du personnage. Par exemple, être en colère contre les bananes, ça ne fait pas de sens, c’est la vision des sujets traités qui est absurde. J’espère également que mon style va continuer à évoluer, et changer avec le temps, comme il le fait depuis 3 ans, comme ça, j’vais me tanner moins vite!
Qui, parmi les autres finalistes de ta catégorie, serait ton coup de cœur de l’année?
J’ai beaucoup de respect pour tous ceux qui sont dans la catégorie découverte cette année, pour une fois, je crois que les 5 qui sont là on le potentiel de gagner!
Crois-tu qu’on laisse assez de place aux femmes humoristes au Québec?
Toujours la même question. Oui, le milieu laisse assez de place aux femmes en humour. Je n’ai pas l’impression qu’elles sont désavantagées par le milieu. Il y en a plusieurs dans la relève qui sont excellentes, elles vont finir par percer. Mais comparé aux gars, il aura toujours moins de filles en humour, car c’est un milieu qui attire plus les gars que les filles.
Trouves-tu qu’on laisse assez de place aux humoristes de la relève au Québec?
On leur fait de plus en plus de place. Des émissions comme «En route vers mon premier gala», «Les soirées juste pour rire» diffusé à Vox et Un gars le soir à V aident beaucoup. En même temps, devenir un bon humoriste prend un certain temps, il ne faut pas avoir trop d’exposition télé en début de carrière, car notre style se peaufine beaucoup pendant les 3 à 5 premières années. Un peu d’aide additionnel des médias pour populariser les spectacles d’humour de la relève serait un plus pour le milieu. L’humour de la relève bouillonne en ce moment, on y retrouve beaucoup de gens avec beaucoup de talent, je crois que le portrait de l’humour au Québec va changer beaucoup dans les 5 prochaines années.
Complète la phrase : Je serai complètement satisfait de ma carrière le jour où …
En vérité, j’espère ne jamais être satisfait complètement, pour toujours m’obliger à me dépasser un peu plus. Le fait d’être capable dans vivre depuis quelques mois me satisfait beaucoup, je peux dire que je suis heureux, c’est ça l’important!