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L’hymne des artistes est lancé

Photo: Yves Provencher/Métro

L’Union des artistes lance aujourd’hui Artiste quoi qu’on en pense, projet qui regroupe la chanson On dit, écrite par Élyse Aussant et mise en musique par Alain Leblanc, ainsi qu’un vidéoclip réalisé par Pierre Séguin. Un projet marquant selon le président de l’UDA, Raymond Legault. Entretien.

M. Legault, avez-vous été étonné de la très grande couverture médiatique qu’a reçue le projet la semaine dernière?
Oui… En fait, oui et non! C’est sûr que, quand on a un projet comme celui-là, avec des d’artistes tels que Jean-Pierre Ferland, Éric Lapointe et Paul Piché, c’est une occasion assez unique. Probablement que ça a dû avoir un certain impact sur la presse en général.

Pourquoi, selon vous, ce projet est-il aussi important?
Pourquoi? Parce qu’en ce moment, j’ai parfois l’impression que les artistes, de façon générale, n’ont pas conscience de leur valeur. Ce projet, c’était une façon de nous fêter nous-mêmes, tout en célébrant les 75 ans de l’UdA. De mettre en chanson ce que c’est qu’être un artiste à l’intérieur d’une société, de parler du rôle, des responsabilités et des devoirs des artistes. Ça fait du bien de nous faire un cadeau de cet ordre-là à nous-mêmes!

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Ça fait 20 ans que vous siégez au conseil d’administration de l’Union, et 5 ans que vous en êtes le président. Comment voyez-vous son évolution?
Je pratique ce métier depuis 1977. Quand j’ai joint l’Union, nous étions 1 750 membres et 1 000 stagiaires. Aujourd’hui, il y a 7 500 membres et 4 000 stagiaires. Nous sommes plus de 12 000! L’Union a évolué, et les secteurs où elle représente des artistes se sont multipliés. Lorsque j’ai commencé, il y avait trois postes de télévision : Radio-Canada, TVA et Télé-Québec. V n’existait même pas. Maintenant, avec la multiplicité des plateformes, c’est de plus en plus complexe et difficile pour un artiste d’arriver à gagner sa vie. Mais on a toujours eu la chance d’avoir à la tête de l’Union plusieurs personnes qui ont bien su faire avancer la cause des artistes. Aujourd’hui, on se retrouve donc avec tout ce qu’on est devenus et tout ce qu’il reste à faire.

En reste-t-il beaucoup à faire?

Oui. Il y a eu des avancées, mais, en fonction des décisions que prennent nos hommes politiques, il y a aussi eu des reculs. Ç’a été le cas avec la loi fédérale sur le droit d’auteur. On le voit aussi au CRTC, où la réglementation diminue. Ça n’arrivera pas du jour au lendemain, mais j’ai l’impression qu’il y a un risque qu’on voie beaucoup moins de ce qu’on appelle «le contenu canadien», à savoir les quotas de chansons et le temps qui est alloué aux productions canadiennes. Ça fait d’ailleurs partie des batailles que l’Union mène depuis des années. On va y arriver!

Le rôle de l’Union est-il autant politique que social, culturel et identitaire?

Politique, oui, car il y a des politiques sur lesquelles on se prononce ou qu’on souhaite améliorer. Au niveau national, nous [nous prononçons] sur des lois qui sont promulguées, et au provincial, c’est la même chose. Nous travaillons pour que les arts soient financés adéquatement. Pour ce qui est du niveau régional, à Montréal on fait face à des défis importants. Avec le grand nombre d’immigrants, on doit trouver une façon d’intégrer notre culture à la leur, tout en nous enrichissant de leur culture à eux. Finalement, socialement, nous devons donner un filet de sécurité aussi généreux que possible à nos membres. Bref, ça fait beaucoup!

Artiste quoi qu’on en pense
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 [youtube http://www.youtube.com/watch?v=CrrGlz7_Rko&w=560&h=315]

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