Faudrait en revenir des morts à la télé
Bon, ça suffit là.
Fin de saison télévisuelle oblige, plusieurs séries ont choisit d’éliminer des personnages, en utilisant notamment la mort, pour relancer les intrigues et créer du suspense jusqu’au retour à l’automne ou plus tard.
Rien de plus normal.
Sauf que cette année, pour je ne sais quelle raison, il y a une grogne inexplicable autour de ces morts fictives. Si bien que les diffuseurs, les auteurs et même les comédiens «décédés» se sentent le besoin de se justifier, ou pire, de s’excuser. On organise des points de presses et des rencontres médias pour jaser de ces morts, comme des funérailles bon marché les matins de semaine.
Sommes-nous réellement rendus là?
Une autre question qui me turlupine: est-ce vraiment le produit des choix télévisuels ou plutôt le résultat des critiques télé et des chroniqueurs qui mettent énormément d’emphase sur les vies fictives?
Bon, je n’ai pas la prétention d’avoir la réponse à cette deuxième interrogation, mais la question mérite tout de même d’être posée. Ce n’est pas d’hier qu’on tue des personnages à la télé et même si plusieurs séries le font la même semaine, soir après soir, est-ce vraiment nécessaire de crier à l’abus et à l’exagération?
Je ne pointe personne du doigt ici, mais il y a énormément de redite dans le traitement de ces décès fictifs. Une certaine forme d’insistance désagréable sur ce qui est pourtant banal.
Roméo et Juliette meurent à la fin – l’histoire n’est pas moins canonique pour autant. Revenez-en des morts à la télé; c’est juste de la télé, après tout.
Ceci dit, êtes-vous remis de la finale de 19-2? De celle d’Unité 9? De Nouvelle adresse? Gardez-vous de l’espace, l’hécatombe de Game of Thrones débutera bientôt. Je me demande si HBO sentira le besoin de s’excuser après chaque épisode.
On jase là.