Super Zapettes!
Toute l’année, les panélistes de C’est juste de la TV ont décortiqué et analysé les œuvres du petit écran, décernant des «Ça m’allume» à leurs séries préférées et mettant au «Réparateur» celles qu’ils auraient aimé voir s’améliorer. Ce soir, la saison s’achève avec le GRAND Gala des Zapettes d’or. Petite discussion avec l’animatrice de l’émission, Marie-Soleil Michon.
Le public est un acteur important de votre émission. Vous discutez avec lui sur Twitter, vous faites des sondages… Est-ce que le gala des Zapettes, durant lequel les téléspectateurs sont très présents, c’est une façon de leur rendre hommage?
Oui! Ils font partie de l’émission! Il y a une communauté qui discute toute la semaine, d’ailleurs, avec le mot-clic CJDLTV. Cette année, c’est le fun parce qu’on a créé un conseil des Zapettes [composé de] 35 mordus de télé de tous les âges, de toutes les régions du Québec. Ils participent au gala, ils ont une voix! C’est touchant de voir les gens venir nous parler de leurs «moments de télé».
Au fil du temps, certains rituels sont nés. Par exemple, vous dites désormais tous les quatre «fuego!» au début de chaque épisode. Est-ce que vous avez un rituel personnel avant d’entrer en ondes?
Le «fuego», c’est Dave [Ouellet – MC Gilles] qui a commencé à dire ça… Mais pourquoi? Parce qu’on est en feu? Je ne sais pas! (Rires) Pour ce qui est de moi, je ne suis pas très superstitieuse, mais j’ai quand même… des pantoufles chanceuses! Une paire rouge-tapis-rouge! Je mets mes talons hauts à la dernière seconde, une fois que je suis assise. J’ai déjà failli les oublier et faire l’émission en chaussettes! (Rires)
Cette année, vous avez accueilli une nouvelle collaboratrice, Thérèse Parisien, qui a amené une énergie pétillante autour de la table. Un coup que vous soulignez?
Oui! Thérèse, tout le monde l’aime et tout le monde apprécie son opinion! Elle a un regard très acéré sur le monde de la télé, qu’elle connaît de l’intérieur! Dans les autres bons coups, je suis ravie des reportages d’Anaïs Favron.
Parmi les autres nouveautés à souligner, vous avez également mis vos recherchistes plus de l’avant!
Oui! On avait un nouveau décor cette année, avec un coin salon. Avant, les recherchistes étaient de l’autre côté de la porte, de l’autre côté du studio, donc on s’est dit, pourquoi ne pas les amener avec nous? Comme c’est vraiment eux les animateurs de la soirée sur les réseaux sociaux et qu’ils sont des collaborateurs très importants, on trouvait ça le fun de les avoir proche. Il y a une chaleur humaine liée à ça et c’est très le fun pour nous!
Il y a notamment Ada Kraszczynski qui vous rejoint parfois pour présenter les «N’ajustez pas votre appareil»…
Ada, oui, que vous allez revoir aux Zapettes et Louis-Pierre Parenteau qui va encore être là pour faire le lien entre nous et le public. Ça promet d’être une bonne soirée! (Rires)
Vous dites parfois: à cause des critiques qu’on fait à CJDLTV, «on perd un ami chaque semaine». Combien en gagnez-vous?
Ah! ça, je ne sais pas! (Rires) C’est une boutade! Mais ce qui est le fun avec cette émission, c’est qu’on fait de belles découvertes. On retient beaucoup le côté critique, mais c’est drôle, il me semble que j’entends plus parler des Ça m’allume. Des gens me disent: «Oh! Grâce à vous, j’ai découvert telle ou telle série!» ou «Comme c’est le fun que vous ayez parlé de tel ou tel acteur!»
On dit souvent: «Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es.» Sentez-vous que ça s’applique aussi à la télé? Parce qu’on a parfois l’impression de vous connaître. On sait par exemple que vous adorez O’…
Et Walking Dead aussi! (Rires) Ça montre que j’ai un vaste éventail d’intérêts! Mais si on a l’impression de nous connaître, hmm… C’est vrai que, quand je rencontre quelqu’un, je lui demande toujours: «Qu’est-ce que tu regardes ces temps-ci?» Effectivement, écoute… plus je pense à la question, plus je me dis que ce qu’on a dans notre enregistreur, c’est quasiment aussi personnel que ce qu’on a dans notre frigo! (Rires) Est-ce que je laisserais quelqu’un que je ne connais pas regarder? Je n’ai honte de rien, j’assume tout! Complètement! Mais parce qu’on personnalise tellement notre expérience télé et tout ce qu’on enregistre, c’est vrai que ça peut devenir très révélateur…
Ça démontre les sensibilités de chacun, non? Par exemple, quand il y a une nouvelle émission-de-voyage-engagée-sur-le-hockey, on se dit que Jean-Michel risque d’en parler (sourire).
Oui… en même temps, j’espère qu’on réussit encore à surprendre les gens. C’est important! Ça nous est souvent arrivé de partir à reculons sur quelque chose et finalement de dire oh, j’haïs pas ça! Je pense que C’est juste de la TV, c’est un heureux mélange d’habitudes… et de surprises!
«C’est sûr que les Zapettes d’Or ont pris beaucoup d’ampleur dans les dernières années, mais ça reste, pour moi, un gala sans prétention. On se rappelle que le trophée, c’est quand même une manette peinturée en or! Avec de la peinture en canette, en spray, en vaporisateur! C’est vraiment fait avec un clin d’œil. Pour s’amuser.» Marie-Soleil Michon