Culture
10:16 19 juin 2015 | mise à jour le: 19 juin 2015 à 10:16 Temps de lecture: 3 minutes

Paris Tristesse: Joie à Montréal

Paris Tristesse: Joie à Montréal
Photo: Chantal Levesque/Métro

Une voix et un piano : Pierre Lapointe a fait la preuve une fois de plus, hier soir, que c’est tout ce dont il a besoin pour captiver un public.

«Y a pas de costumes, pas de danseurs, pas de pyrotechnie, c’est juste ça!» a dit Pierre Lapointe hier soir, alors qu’il présentait pour la première fois à Montréal le spectacle issu de son album Paris Tristesse, collection de «toutes ses chansons déprimantes» en version piano-voix, enregistrées dans la Ville Lumière. C’est qu’en cette semaine de FrancoFolies, il s’est offert rien de moins que la Maison symphonique… mais sans l’orchestre qui va avec.

De prime abord, on regrettait un peu l’intimité des Centre phi et Lion d’or où on avait vu Lapointe auparavant en version piano-voix. Regrets qui se sont évanouis dès que Lapointe a pris place derrière le grand piano et que les premières notes de Tu es seul et resteras seul ont carrément empli la salle (et qui ont définitivement disparu au rappel, quand il a été accompagné du grand orgue pour la glaçante La date, l’heure, le moment).

D’entrée de jeu, le chanteur a offert sans interruption plusieurs chansons tirées de Paris Tristesse, enveloppant le public dans un cocon de mélancolie, avant de s’adresser de nouveau aux spectateurs pour les prévenir que la prochaine pièce (27-100, rue des Partances) était «le moment joyeux du show, même si ça parle de rupture», précisant du même souffle que toutes ces chansons de rupture n’étaient bien sûr pas inspirées de sa propre vie amoureuse, mais de celle de ses amis, parce que «quand t’es une vedette pis que t’es pas laitte, tu te fais jamais “flusher”!»

«Déprimer c’est l’fun, mais déprimer à Paris c’est plus glamour!»

Vous l’aurez deviné, l’artiste a ponctué la soirée de ses fameux traits d’humour baveux et de ses anecdotes faussement prétentieuses, faisant passer le public de l’émotion au rire en prenant de longs moments pour raconter, par exemple, l’origine de la pièce S’il te plaît (écrite pour son amie Monia Chokri, «une actrice qui veut chanter… du jamais vu!») ou expliquer sa relation amour-haine avec sa célèbre 2×2 rassemblés, mime sarcastique à l’appui. Paris est peut-être triste, mais hier à Montréal, les rires ont été nombreux.

Pierre Lapointe remet ça vendredi soir à 20 h à la Maison symphonique.

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