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Pourquoi tout le monde adore les Minions

Mehdi Omaïs - Metronews France

Depuis qu’on les a découverts au service de Gru dans le diptyque Despicable Me, les Minions sont incontournables. Ils sont maintenant les têtes d’affiche de leur propre film, qui retrace leur parcours spectaculaire. De simples organismes monocellulaires à superhéros, il n’y a qu’un pas. Raisons d’un succès planétaire.

Parce qu’ils sont mignons
Yeux globuleux, nonchalance épidermique, coiffures spartiates, carnation jaune chrome, salopettes branchées… Le bilan physique ne permet aucune contestation: les Minions sont trop mignons. Nul ne peut résister à leurs bouilles, pas même les ordures qu’ils assistent au quotidien. «Quand je pense qu’ils ont failli ne jamais voir le jour… se souvient Pierre Coffin, coréalisateur du film qui leur est consacré. Au départ, on avait pensé à une armée de grands mecs bâtis pour servir Gru dans Despicable Me. Mais avec Éric Guillon, notre designer de génie, nous avons façonné et construit ces minions. Heureusement!»

Parce que leur langage est irrésistible
Minions
Autre atout phare de cette tribu de zigotos? Un langage fleuri qui mêle onomatopées, bruits bizarres, rires faciles et mots parfaitement identifiables. Un mélange détonnant qui, associé à une maladresse pavlovienne, apporte à ces personnages l’humour indispensable pour fédérer petits et grands.

«J’écris leurs dialogues et je fais leurs voix, confie Pierre Coffin. C’est un exercice difficile qui nécessite plein d’allers-retours. Il faut trouver les bonnes formulations. Une mélodie doit jouer avec les mots. Le secret est de ne pas trop se répéter et de soigner l’intonation de chaque réplique.»

Parce qu’ils sont paradoxaux
Minions
«On craque pour eux parce que leur personnalité est faite de contrastes, note Kyle Balda, coréalisateur des Minions. C’est drôle de voir des créatures si innocentes obsédées par l’idée de servir des méchants d’envergure.»

Ce paradoxe est justement un des points forts de la saga Despicable Me et de ce nouvel opus. «Ils pensent être des durs alors qu’ils passent leur temps à se jeter des fruits rouges sur la gueule, comme des gamins, poursuit Kyle Balda. Cela dit, ils ont des qualités humaines, ils essaient de s’en sortir, font preuve de solidarité… Cela permet au spectateur de s’identifier un peu à eux.»

«On craque pour eux parce que leur personnalité est faite de contrastes. C’est drôle de voir des créatures si innocentes obsédées par l’idée de servir des méchants d’envergure.» – Kyle Balda, co­réalisateur de Minions, à gauche sur la photo avec l’autre coréalisateur, Pierre Coffin (à droite)

Parce qu’ils sont les héritiers des meilleurs
Dépossédé d’une parole complètement cohérente, le Minion s’est mué au gré de ses aventures – courts métrages inclus – en chantre du comique de situation. Un peu comme Buster Keaton ou Charlie Chaplin avant lui.

«Ces comédiens sont de grandes références pour moi. Il y a même un clin d’œil à The Great Dictator dans Minions, admet Pierre Coffin. Ils sont une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma d’animation. Nous avons par ailleurs pigé dans l’univers de Jacques Tati et celui de Mr Bean. Tous ces artistes traversent les générations et font rire les enfants d’aujourd’hui.» Comme les Minions…

Minions
En salle dès vendredi

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