Culture
20:31 20 août 2015 | mise à jour le: 21 août 2015 à 12:06 Temps de lecture: 5 minutes

Cette semaine, on craque pour: L’exposition sur Horst P. Horst, An honest liar, The Dybbuk…

Cette semaine, on craque pour: L’exposition sur Horst P. Horst, An honest liar, The Dybbuk…

Cette semaine, on craque pour… L’exposition sur Horst P. Horst, Reductress, les enfants dans What We Did On Our Holiday, An honest liar, l’Ex-Centris en ligne, The Dybbuk et Vince Vaughn dans True Detective.

1. L’exposition sur Horst P. Horst
Inutile d’être amateur de mode ou de photo pour reconnaître le talent exceptionnel de Horst P. Horst. Génie la photographie, maître de la lumière, ce photographe de mode et portraitiste germano-américain ne s’est pas contenté de sublimer l’élégance tout au long du XXe siècle, il a contribué à la création de la photo de mode. Avec plus de 250 clichés, des robes de haute couture signées Chanel, Lanvin et Vionnet, des dizaines de cahiers et de magazines, Horst: photographe de l’élégance, au musée McCord, retrace près de 60 ans de carrière. L’exposition s’achève dimanche. Courez-y! (Anicée Lejeune)

2. Reductress
Reductress, c’est un site de nouvelles (satirique) en anglais pour elles. Parce qu’on a évidemment besoin de notre propre magazine personnalisé qui nous est compréhensible et qui reflète nos besoins de femmes. À son meilleur sur Facebook, voyez passer sur votre fil de nouvelles des titres savoureux comme  «J’ai enfin arrêté de détester mon corps… pour mieux détester mon horrible personnalité» ou «Comment choisir le meilleur tampon pour votre club secret de combats au couteau». (Josie Desmarais)

3. Les enfants dans What We Did On Our Holiday
La benjamine a deux roches pour amies, le cadet voue un culte aux Vikings, l’aînée écrit dans son carnet les mensonges de ses parents (incarnés par Rosamund Pike et David Tennant). Dans la savoureuse comédie britannique What We Did on our Holiday (Ce week-end là), où une famille visite dans les Highlands un grand-père malade, les trois frangins, pleins de réparties innocentes, se retrouvent au cœur d’un tendre rebondissement. Un trio d’acteurs très à l’aise devant la caméra qui nous fait rire pendant 1 heure 30. En salle. (Baptiste Barbe)

4. An honest liar
James Randi, légendaire magicien et illusionniste mieux connu sous le nom The Amazing Randi, a consacré sa vie à dénoncer les charlatans, les médiums fraudeurs et les évangélistes escrocs. «Tous les charlatans sont des magiciens, dit-il au début de l’excellent documentaire biographique An Honest Liar (traduction libre: un menteur honnête). La différence, c’est que les magiciens, eux, l’admettent.» Le documentaire explore avec honnêteté la vie de cet octogénaire champion du scepticisme, qui s’est acharné à dépister les menteurs, malgré l’immense et tragique mensonge au cœur de sa vie. Sur Netflix. (Jeff Yates)

cinéma maison5. L’Excentris en ligne
Il arrive que le confort du salon nous incite à rester étendue dans notre divan pour regarder un film… souvent de piètre qualité. Mais le concept du cinéma en ligne de l’Excentris répond à toutes nos attentes. Pour 4,99 $, on peut louer un film pour 48 heures. Les longs métrages actuellement en salle ne sont pas offerts, mais ceux parus dans l’année le sont. Une occasion de faire du rattrapage en famille et d’encourager le cinéma d’auteur. À utiliser sans modération! (Anicée Lejeune)

6. The Dybbuk
Avec le nom de «Socalled» suivant la mention «musique originale composée par», on s’attendait à une pièce éclatée, colorée et festive. Mais The Dybbuk, grand classique du théâtre yiddish repris présentement au Centre Segal, est justement ça : classique. Solennelle, sobre, cette production mise en scène par Bryna Wasserman et Rachelle Glait nous plonge dans l’histoire d’amour entre un étudiant sans le sou et sa promise, que son père promet à un autre. La scénographie inventive du Canadien John C. Dinning ajoute une jolie dose de féerie à cette pièce qui navigue aux confins du surréalisme. Notons que les sous-titres en français et en anglais permettent de savourer pleinement ce texte centenaire. À voir d’ici le 27 août, au Centre Segal, donc. (Natalia Wysocka)

7. Vince Vaughn dans True Detective
Ce qu’il faut retenir: ne pas donner le nom d’une série à une deuxième saison s’il n’y a aucun rapport avec la première, ceux qui ont choisi la musique ont beaucoup de goût et Vince Vaughn est un excellent acteur! Quand on pense à lui, on se souvient de Wedding Crashers et The Intership, bref des comédies légères où l’acteur campe le comique de service. On était loin de placer la barre très haut pour sa prestation dans la saison 2 de l’acclamé thriller télévisé. Son personnage de gangster chic, sérieux, violent et profondément en amour avec sa femme nous a complètement pris par surprise! On a soudainement oublié The Break-Up et Dodgeball. Vince est un gangster et c’est tout! Ce changement dramatique nous rappelle celui que son collègue Matthew McConaughey a connu. True Detective, la route à prendre pour s’acheter une nouvelle crédibilité à Hollywood? À voir sur iTunes (Chloé Freslon)

On se désole pour…

Stonewall selon Hollywood
Hollywood, faut qu’on se parle. On t’a déjà reproché ton whitewashing récurrent (remplacer différentes ethnicités par des personnes blanches), alors on est surpris de ta bande-annonce de Stonewall. Aux États-Unis, les mouvements de défense des personnes LGBT ont commencé avec les émeutes de Stonewall Inn. Au front: femmes noires et hispaniques, femmes trans et drag queens. Mais dans ton film, un jeune gai blanc lance la première brique… Pourquoi racontes-tu un pan d’histoire, si c’est pour en effacer les personnages principaux? Pour la vraie histoire, visitez le mot-clic #BoycottStonewall. (Josie Desmarais)

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