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L’amour au temps de Nicholas Sparks

Photo: Crédit photo: Un Choix

Note: *** étoiles

Il y a dans la rencontre de deux cœurs un moment de grâce et d’inexorable légèreté qui forge les balises conjugales d’une histoire où l’amour et l’affection cimentent l’action. Le film «Un choix» issu de la longue lignée des récits de Nicholas Sparks tente de démontrer une fois de plus que l’amour est plus fort que tout.

Travis Shaw (Benjamin Walker), le mec incapable de se caser, verra son marathon de séduction être interrompu après l’arrivée de sa nouvelle voisine, Gabby Holland (Teresa Palmer).

La jeune femme blonde au teint basané et au visage d’Aglaé qui étudie en médecine et qui fréquente un collègue se retrouve contrariée en raison de la musique de son bougre de voisin.

Ils se détestent immédiatement. Ils finiront par tomber amoureux aussi facilement. Ultimement, Gabby devra choisir entre son chemin déjà tracé au sien de sa belle-famille qui possède plusieurs cliniques, ou sa destinée dans les bras de Travis, vétérinaire à la clinique de son père.

Entre les clichés du «Je t’aime, moi non plus», des bébés chiens, du parc d’attractions et des gambades de la belle Gabby, la première réalisation signée Ross Katz (productrice de «Marie-Antoinette» et «Lost in Translation») s’inscrit parfaitement dans la tradition des films d’amour.

Nicholas Sparks
«Un Choix», basé sur le roman à succès du même nom écrit en 2007, est la onzième adaptation cinématographique des livres de Nicholas Sparks.

L’auteur d’innombrables «bestsellers» qui a coproduit et coscénarisé le film perpétue la recette de ce qui a fait sa signature: un amour incomparable sera soudainement perturbé par la fatalité de la vie.

Cette mécanique amoureuse maintes fois prémâchée fonctionne à tout coup dans un univers scénaristique banalisé par les diktats conservateurs d’Hollywood. La rencontre agit comme élément déclencheur et le drame comme revirement de situation. Reste que même le plus onctueux des sucres à la crème finit par tomber sur le cœur à force d’en manger.

C’est un peu ce qui arrive avec «Un choix» qui est fort prévisible et qui laisse un goût de déjà vu pendant que les violons de l’amour jouent en chœur durant les trois quarts du long-métrage. Le spectateur devenu habitué à la marque Sparks attend le drame comme s’il attendait l’autobus. Et lorsqu’il arrive, l’effet de surprise est inévitablement amoindri.

Le petit dernier de la célèbre lignée de «Les pages de notre amour», «Cher John», «Le temps d’un automne» et «Bouteille à la mer» plaira certainement au nombreux lectorat de M. Sparks qui se laissera porter par une histoire d’amour qui fait à la fois rêver et pleurer.

Couple
Tout film d’amour repose sur la complicité et la capacité des acteurs à nous faire croire en cet amour submergeant les cœurs. Bien que la chimie semble opérer entre Benjamin Walker et Teresa Palmer, leur performance est loin de celle de certains couples qui les ont précédés.

On a qu’à penser à Ryan Gosling et Rachel McAdams ou Channing Tatum et Amanda Seyfried qui restent à ce jour les deux duos les plus touchants de l’univers Sparks. Benjamin Walker déçoit quelque peu avec un jeu inégal, mais qui est tout de même bien appuyé par Teresa Palmer.

Les rôles de soutien sont quant à eux un peu faibles et laissent tout l’espace aux tourtereaux de ce «Dawson’s Creek» version grand écran. Des intrigues subalternes entre les personnages environnants auraient peut-être pimenté le récit qui ne tourne qu’autour des deux protagonistes principaux.

Choix
«Le secret de la vie, ce sont des petits choix que nous faisons et qui nous mènent ultimement vers de grands choix.» Cette phrase citée en ouverture par Travis alors qu’il sillonne la rivière en bateau met la table au sujet du film, celui de devoir choisir.

Si Gabby est confrontée au choix amoureux en première moitié de film, la seconde sera occupée par le choix de Travis qui aura un impact direct sur la vie de sa dulcinée.
Un choix appuyé par une phrase précédemment lancée par la belle alors qu’elle confiait qu’«on comprend l’importance des choses qu’on aime seulement après les avoir perdus.»

Un petit mantra de vie qui n’est pas nouveau du tout, mais qui est peut-être utile de répéter à l’approche de la Saint-Valentin. Le film risque d’ailleurs de compter parmi son auditoire bien des mecs qui ne sont pas là par choix et qui tentent de faire plaisir à leur douce moitié!

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