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Cette semaine, Métro craque pour Volver a Cuba, L’orangeraie, Tranna Wintour…

Cette semaine, on craque pour… Volver a Cuba, Préludes à l’après-midi d’un faune et Le sacre du printemps, Historia De Un Oso, The Man Who Sold the World par Michael Stipe, L’orangeraie, Tranna Wintour et Twenty One Pilots.

1. Volver a Cuba
Toute la chaleur, l’authenticité et le sens de la fête du peuple cubain rejaillissent dans ce super docu réalisé par le Montréalais David Fabrega. En guise de protagoniste principale, le cinéaste élit Barbara, femme rigolote, pleine de bagou. Quand le long métrage débute, la Cubaine, exilée depuis 1996 en Italie «pour des raisons personnelles», revient dans son pays natal, et plus précisément à Raúl Sancho, son «barrio muy famoso», avec ses talons turquoise et son sourire immense. Son but : rénover la maison de ses parents, tombée en décrépitude, et la transformer en bed and breakfast. On la suivra au fil des travaux, tandis qu’elle parlera avec verve de sa vision de la fin de l’embargo américain et du système capitaliste. Le documentariste en profitera pour nous faire faire un tour au café du coin, assister aux gentilles prises de bec entre deux restaurateurs concurrents («Tes omelettes sont froides, Papi!») puis sur le marché noir, où se bradent illégalement… des t-shirts portant l’inscription «Canada»! Un film comme une lettre d’amour au Cuba qui n’est pas celui des tout-inclus (même si Barbara y fait escale, le temps de danser sur l’immortel Vivir Mi Vida de Marc Anthony, la la la la la). Volver a Cuba est présenté dans le cadre du Festival du film latino-américain de Montréal. Il sera projeté au Cinéma du Parc dimanche à 19h et lundi à 17h. (Natalia Wysocka)

2. Le sacre du printemps
Présenté en programme double avec Prélude à l’après-midi d’un faune, ce ballet de Marie Chouinard, créé en 1993, reprend vie, dans toute sa complexité, sa précision, sa balance totale entre les gestes sensuels et guerriers, les mouvements amples et les galops sur place, le piétinement, les doigts écartés, et ces corps-machines, dont la mécanique est exploitée dans ses moindres et infimes détails, chaque muscle au service d’une chose, une seule : la danse. À voir ce soir et demain à 20h au Théâtre Maisonneuve. (Natalia Wysocka)

3. Historia De Un Oso
Le Festival de cinéma latino-américain de Montréal donne l’occasion de voir – en première partie du long métrage La Reina Del Pueblo – l’œuvre chilienne lauréate de l’Oscar du meilleur court métrage d’animation cette année, Historia De Un Oso (Histoire d’un ours). Et ce petit film à l’animation époustouflante vaut à lui seul le détour au cinéma. À première vue, il s’agit de l’histoire déjà touchante d’un vieil ours qui se souvient de sa famille, dont il a été séparé en étant capturé, puis envoyé dans un cirque, mais quand on sait que le cinéaste Gabriel Osorio a en fait voulu faire l’allégorie des familles décimées durant la dictature de Pinochet, le film prend un sens qui nous serre encore plus le cœur. Au Cinéma du Parc lundi à 19 h et mardi à 17 h. (Jessica Émond-Ferrat) 

4. The Man Who Sold the World par Michael Stipe
De passage à l’émission de Jimmy Fallon pour promouvoir le concert The Music of David Bowie, qui se tiendra ce soir à New York, Michael Stipe, le chanteur de R.E.M., a offert une interprétation sobre et empreinte d’émotion de la pière The Man Who Sold the World de Bowie, une version qu’on n’est pas près d’oublier. Courez sur YouTube pour l’écouter : ça donne très envie de suivre le concert au Radio City Music Hall, qui sera retransmis par Skype… Détails : musicofdavidbowie.com (Jessica Émond-Ferrat)

5. L’orangeraie
Les jumeaux de neuf ans Amed et Aziz vivent dans une orangeraie au Moyen-Orient avec leur famille quand un obus explose et tue leurs grands-parents. En guise de vengeance, leur père devra choisir l’un d’entre eux pour une mission-suicide. La suite vous troublera. Si le livre de Larry Tremblay nous a bouleversée, la pièce l’a fait tout autant. Chapeaux aux comédiens, surtout à Gabriel Cloutier-Tremblay et Sébastien Tessier, qui incarnent brillamment les deux frères. Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 21 avril. (Rachelle McDuff)

6. Tranna Wintour
Samedi dernier, sur la scène du Comedyworks, on a découvert une surprise encore plus chouette que tout le chocolat de Pâques qui avait été semé sur notre chemin au cours de la journée : la trop glamour Tranna Wintour. Avec sa présence étoilée, l’humoriste montréalo-new-yorkaise, qui se produit souvent dans le clubs d’humour de la métropole (voyez son site trannawintour.com), a jasé, comme avec des copains, de son quotidien de femme trans, de son découragement face à ceux qui la prennent continuellement pour Lady Gaga, et de cette fois bénie où elle était tombée sur son idole, Sarah Jessica Parker. Certes, pour cause de vacances, la salle était peu peuplée («Il y avait plus d’élèves dans ma classe de maternelle», s’est moqué la tordante Liza Treyger, qui a joué juste après), mais l’ambiance était au sommet. Presque comme dans un show de Gaga. (Natalia Wysocka)

7. Twenty One Pilots
Jeux de lumière éblouissants, animations vidéo éclatées, salto arrière sur scène, show de boucane : les fans du duo américain Twenty One Pilots sont montés au 7e ciel lors de son passage au Métropolis cette semaine. Tyler Joseph (chanteur et pianiste) et Josh Dun (batteur) ont époustouflé la foule par leur charisme et leur style musical éclectique et rafraîchissant, qui varie entre le rap, l’alternatif, l’électro et le reggae. Moment «WOW» de la soirée : quand le batteur a joué de son instrument sur un genre d’île flottante portée par la foule à bout de bras! À noter : l’album Blurryface de Twenty One Pilots est présentement disponible. (Rachelle McDuff)

 

 

On se désole pour…

 

Les affiches de film en jaquettes de livre
Ce n’est pas nouveau, mais ça nous irrite chaque fois : dès qu’un livre est adapté pour le cinéma et la télé, sa couverture originale est oblitérée pour laisser place à l’affiche. Ç’a été le cas dernièrement du roman The Martian (pourtant déjà populaire avant le film) ou du livre Le cri du cerf, adapté en la série télé Séquelles. Il y a quelque chose de vaguement insultant dans tout ça. «Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas juste un livre, c’est maintenant un FILM! Vous n’allez pas vous ennuyer! Il y a presque Matt Damon dans ce roman!» Et le pire, c’est qu’on le sait bien : ça fonctionne sans doute… mais est-ce qu’on ne pourrait pas faire confiance au public et laisser un livre être une œuvre à part entière? (Jessica Émond-Ferrat)

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