Culture
21:51 26 avril 2016 | mise à jour le: 27 avril 2016 à 09:21 Temps de lecture: 3 minutes

La programmation en salle du Festival de Jazz dévoilée

La programmation en salle du Festival de Jazz dévoilée
Photo: Gabryelle Cote / collaboration spéciale

Le public aura droit à une programmation très riche en salle et à quelques nouveautés pour la 37e édition du Festival de Jazz de Montréal.

C’est à l’Astral, bondée pour l’occasion, que s’est tenue mardi la conférence de presse consacrée à la programmation en salle de l’an de grâce 2016.

Plus de 175 spectacles ont été annoncés au cours de cette conférence, au terme de laquelle le vétéran André Ménard a salué son équipe dont le travail a permis, selon lui, «un renouvellement des contenus; une chose importante pour un festival».

Parmi ces nouveautés, notons la formule Piano Solo. Une série de concerts sans amplification dans une ambiance intimiste. Roman Zavada, qui sera de la partie, nous a d’ailleurs offert un savoureux extrait de son dialogue poétique avec les étoiles. Source d’inspiration de son dernier chapitre composé à Yellowknife sous les aurores boréales. Parmi les autres nouveautés, soulignons un concept emprunté au Festival Punkt, en Norvège. Il s’agit d’une expérience enthousiasmante au cours de laquelle des DJ remixent des concerts jazz qui ont été donnés quelques heures plus tôt. Parfois, les musiciens de la première mouture se greffent à la relecture pour y ajouter de nouvelles saveurs sonores. Pour cette première collaboration entre les deux festivals, les Norvégiens ont délégué leurs poids lourds, dont le trompettiste Nils Petter Molvaer en solo et le guitariste Eivind Aarset, accompagné de Jang Bang, suivis pour le remix live de DJ Erik Honoré et Stian Balducci.

Parmi les spectacles qui font trépigner d’impatience l’autre programmateur, Laurent Saulnier, notons celui de Cat Power qui n’est pas revenu joué à Montréal depuis la glorieuse époque du Spectrum, la seconde tentative du rappeur Dany Brown, après la première loupée pour des «problèmes de douanes» ainsi que Taj Mahal, qui revient également après avoir été contraint d’annuler l’an dernier.

L’ancien chroniqueur musical en pince aussi pour les vétérans de Sugarhill Gang, «la fondation même du hip-hop», qui viendront au festival pour la première fois.

Les amateurs de chansons mélancoliques ne seront pas en reste avec Martha et Lucy Wainwright et leurs Song in the Dark, tandis que le fort en gueule de la famille, Rufus de son prénom, sera de son côté accompagné d’un Grand Orchestre pour son opéra Prima Donna.

Sans parler de Betty Bonifassi et de ses chants d’esclaves remixés, de Jeanne Andred qui cartonne dans l’Hexagone, de DJ Champion qui présentera son nouvel album et sa nouvelle chanteuse, du retour de la grande Stacey Kent, de l’hommage à Chet Beker et on en passe, faute d’espace. On consulte le site pour prendre connaissance de la programmation complète en salle: montrealjazzfest.com.

À voir

Art Jazz ALA.Ni crédit Alex Jonas«II est formellement interdit de manquer ce spectacle. Et je vais prendre les présences!» a lancé le programmateur Laurent Saulnier en parlant du concert de l’auteure-compositrice-
interprète londonienne ALA.Ni, qui aura lieu le 7 juillet au Club Soda.

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