Arts et spectacles

FEQ: Vincent Vallières et Louis-Jean Cormier offrent une douce soirée franco

Photo: Le Petit Russe & Dominique Lafond

Le parc de la Francophonie portait bien son nom mercredi soir puisqu’il a été l’hôte d’une soirée 100% québécoise. Après les passages de Laurence-Anne et Lou-Adriane Cassidy, c’était au tour de Vincent Vallières, puis de Louis-Jean Cormier de divertir la foule.

Tout en sobriété, Vallières a débuté son programme avec Le jardin se meurt, puis Ensemble parmi les autres avant d’adresser la parole à la foule pour une première fois. Dans son discours, il a relevé à peu près tout ce qui allait mal dans le monde, puis s’est réjoui de pouvoir passer la soirée avec ses fans avant d’enchaîner avec Et même si.

Il a poursuivi avec OK on part et Homme de rien avant de s’installer au piano, un instrument qu’il dit «avoir appris pendant la pandémie», pour Un quart de piasse. Après Stone, il a dédié son plus récent simple Elle n’entend plus battre son coeur «aux femmes de sa génération qui sont des blondes et des femmes d’affaires qui croulent sous la charge mentale».

C’est à partir de Café Lézard dans la dernière ligne droite du concert qu’on a senti la foule s’animer davantage, notamment lorsqu’elle s’est mise à taper des mains pendant le morceau. Ensuite, Louis-Jean Cormier, qui ne devait arriver qu’à 21h15, a rejoint Vincent Vallières pour la pièce Le temps passe. Il faut savoir que Cormier avait été le guitariste original sur cette pièce lancé en 2003 sur l’album Chacun dans son espace puisque les deux artistes ont collaboré pendant quelque temps au début des années 2000.

Le Sherbrookois a conclu avec À hauteur d’homme et son classique On va s’aimer encore, sur laquelle les spectateurs se sont davantage concentrés à immortaliser le moment qu’à le vivre.

Cormier efficace

Quant à Louis-Jean Cormier, il s’est dit heureux de pouvoir jouer «sur la plus belle scène de festival au Québec» en blaguant sur la toponymie du parc de la Francophonie, aussi connu sous le nom de Pigeonnier. Débutant avec Le large, puis Tout tombe à sa place, il a rapidement su animer le public de tout âge qui se trouvait sur un parterre bien rempli.

Le natif de Sept-Îles a surtout offert des chansons de ses albums Quand la nuit tombe (2020) et Le ciel est au plancher (2021), mais aussi le succès Tout le monde en même temps, tiré de son premier album paru en 2012, ainsi que Si tu reviens et St-Michel, morceaux parus sur son deuxième album lancé en 2015. «J’ai eu cette excellente idée d’écrire deux disques pendant que je me tournais les pouces», a-t-il expliqué au micro, imitant du même souffle Jean-Pierre Ferland et Claude Dubois, qui lui avaient conseillé respectivement de se louer un chalet ou d’aller écrire aux États-Unis.

Saluant son défunt père, pour qui plusieurs chansons de l’album Quand la nuit tombe avaient été écrites, il lui a demandé «d’aller sacrer un coup de pelle dans la face de Vladimir Poutine» comme «il n’a pas à attendre ses bagages pour voyager là-haut» et de «ramasser les juges de la Cour suprême américaine au passage», dénonçant du même coup la guerre en Ukraine et le recul du droit à l’avortement chez nos voisins du Sud.

Au moment de publier ce texte avant de nous diriger vers les plaines d’Abraham pour la prestation de Marshmello, l’auteur-compositeur-interprète n’avait toujours pas terminé son spectacle. Il devait toutefois offrir les titres Tout croche et La photo en guise de rappel.

Pour suivre toute notre couverture du Festival d’été de Québec, consultez cette section

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