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03:30 15 octobre 2019 | mise à jour le: 14 octobre 2019 à 23:08 temps de lecture: 2 minutes

Catalogne: Yves-François Blanchet apporte son soutien aux dirigeants condamnés

Catalogne: Yves-François Blanchet apporte son soutien aux dirigeants condamnés
Photo: Pablo Ortiz/MétroYves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

La condamnation de neuf dirigeants indépendantistes catalans, lundi, a fait réagir le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui a du même coup invité les autres chefs fédéraux à «dénoncer cette dérive autoritaire» du gouvernement espagnol.

La justice espagnole a condamné ces porte-paroles de la cause indépendantiste catalane à des peines de prison allant de 9 à 13 ans, lundi. La décision judiciaire s’est avéré l’étincelle aux manifestations spontanées qui ont inondé les rues de la région ibérique dans la soirée.

«Aujourd’hui, neuf personnes en Espagne sont incarcérées […] pour avoir organisé un référendum sur l’autodétermination du peuple catalan. C’est profondément inacceptable», a soutenu M. Blanchet dans un communiqué diffusé vers midi.

«Je demande à tous les partis politiques de s’exprimer publiquement et clairement, de dénoncer l’emprisonnement politique de gens qui n’ont posé aucun geste criminel, aucun geste violent, a également affirmé le chef du parti fédéral indépendantiste. [Des gens] envers qui le seul reproche est d’avoir organisé un référendum sur le droit à l’autodétermination du peuple catalan.»

Si M. Blanchet a appelé ses adversaires dans la campagne fédérale à réagir, aucun d’eux ne l’a fait. Le premier ministre sortant Justin Trudeau, interpellé en particulier par M. Blanchet, a refusé de commenter en direct de l’Ontario, rapportent les médias présents.

«Rébellion»

En 2017, la Catalogne avait unilatéralement déclaré son indépendance après un référendum qui avait vu le «oui» remporter le vote de façon importante. La décision du parlement catalan avait toutefois poussé l’État espagnol à déclencher des élections anticipées dans la région. Madrid avait également amorcé des poursuites contre l’exécutif catalan.

L’ex-président de ce parlement régional, Carles Puigdemont, faisait partie de ceux que l’Espagne a accusé de «rébellion» en 2017. Il a fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrestation lundi, mais demeure en exil en Belgique. La Justice locale a plusieurs fois refusé de l’extrader.

«Après l’élection, je me rendrai en Catalogne et j’essaierai aussi de rencontrer M. Puigdemont», a avancé Yves-François Blanchet.

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