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L'exemple chinois

Avec Hervé Sérieyx, Laurent Chartier a rédigé un livre ayant notamment pour objectif de montrer aux gestionnaires d’ici ce qu’ils pourraient apprendre de l’expertise chinoise.

Comment est né ce projet de livre?
Comme tout le monde, nous suivons les progrès de la Chine. Lors d’un voyage que nous avons fait là-bas à l’automne 2007, nous avons été impressionnés par les réalisations concrètes et le comportement dynamique des Chinois. Nous avons donc décidé de structurer nos observations, nos hypothèses.

Quel est le but de cet ouvrage?
Nous souhaitons démontrer ce qu’on pourrait apprendre des Chinois. En d’autres termes, comment rétablir l’équilibre des apprentissages entre la Chine et l’Occident.

Nous croyons que la soif d’apprendre des Chinois est à l’origine de leur succès. Nous nous disions qu’il était temps, après tout ce qu’ils sont venus apprendre de nous, qu’on aille voir ce qu’ils ont fait avec et qu’on apprenne à notre tour.

Pourquoi avoir choisi le modèle chinois?
Parmi les pays les plus émergents dans l’économie mondiale, il y a le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). On aurait pu choisir un de ceux-là, mais nous pensions que les Chinois étaient ceux les plus avancés. N’oublions pas qu’ils font partie de la troisième puissance du monde.

Que peut envier le Canada au modèle chinois?
Ces gens-là ont réussi à développer une vision mondiale. Ce sont des citoyens de l’avenir. Ils ne sont pas des régionalistes qui se replient sur eux-mêmes. La muraille de chine, ils en reviennent! Ils sont particulièrement habiles aussi pour aligner les forces dans leur système, dynamiser les énergies, créer des objectifs nationnaux mobilisateurs. Ils ont cette facilité à conjuguer les forces plutôt qu’à les amener à s’annuler.

Avez-vous observé des caractéristiques chez les travailleurs chinois qui diffèrent des nôtres?
C’est plus une question de degré que de qualités qui existent ou pas. Compte tenu de leur histoire, de leurs frustrations, de leur isolement, les gens ont faim d’apprendre et d’être reconnus dans le monde. Ils ont faim de prendre part à la mondialisation. Ils ont le goût d’être citoyens du monde.

Comment devrait agir notre société pour valoriser ses entreprises?
Notre société doit aider les entreprises à développer une vision mondiale. Il faut les aider à voir ce qui se passe partout pour garder leur avance. Les Chinois ne sont pas prétentieux. Ils acceptent de ne pas savoir et vont apprendre. Pendant qu’on pense être des champions, eux, ils vont nous dépasser.
On devrait encourager les jeunes à développer une culture internationale. On devrait créer des Marco Polo, capables de transiger avec tous les peuples. 

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