Vivre à 36 000 pieds d'altitude
Jean-François Cloutier a eu un parcours singulier. En allant étudier le pilotage au cégep de Chicoutimi, où il a été diplômé en 2001, il réalisait son rêve de petit garçon.
Depuis, il a piloté des avions de brousse, puis des ambulances aériennes avant d’être embauché par Air Canada comme premier officier sur un Embraer 190.
Pourquoi avez-vous choisi le métier de pilote?
C’était un rêve d’enfant. J’ai toujours aimé l’aviation. J’ai quand même fait des détours avant d’y arriver…
Lesquels?
Au moment de faire mon choix de carrière, j’ai été découragé par les embûches à surmonter pour devenir pilote. J’ai alors baissé les bras et je me suis dirigé en administration au cégep. J’ai obtenu mon DEC, mais après une année d’université, j’ai laissé tomber.
J’avais toujours l’aviation dans la peau et je me suis dit qu’il fallait que je tente ma chance dans ce domaine. Je ne voulais pas arriver à 55 ans et regretter de ne pas avoir au moins essayé de réaliser mon rêve!
Quelles qualités faut-il pour être un bon pilote?
Il faut avant tout être très persévérant, parce que dès le début, même à l’école, c’est un monde stressant et compétitif. Il faut surtout avoir ça dans les tripes. Et quand vient le temps de se trouver un emploi, il faut être prêt à s’exiler. Avant d’être pilote de ligne, j’ai fait mes classes à Schefferville, dans le Nord du Québec et au Manitoba notamment.
Nous entendons souvent parler des inconvénients de la vie de pilote : l’exil, les déplacements, l’insécurité d’emploi, la conciliation travail-famille… Qu’en est-il des avantages?
Pour qui aime les voyages, c’est idéal. J’aime bien mes horaires de travail aussi : je suis en poste 14 jours par mois, et les autres journées, je les passe chez moi. En plus, je n’apporte jamais de travail à la maison!