Savoir boucler son budget
La rentrée est souvent synonyme de dépenses supplémentaires, a fortiori pour les étudiants : droits de scolarité, matériel scolaire, vêtements… N’empêche, la planification est un des meilleurs moyens de se prémunir contre les mauvaises surprises, fait valoir Karine Robillard, avocate et conseillère budgétaire à Option consommateurs.
«La rentrée, ce n’est pas imprévu, commente-t-elle. Comme pour les cadeaux de Noël, on peut planifier son retour en classe avec plusieurs mois d’avance en mettant un montant de côté chaque mois.»
Aux cigales qui ont chanté tout l’été, le planificateur financier Henri Gagnon, CA, recommande la prudence en ce qui concerne le crédit, qui peut parfois sembler alléchant. «Le crédit est une arme à deux tranchants, affirme-t-il. Il est facile de passer par-dessus notre budget.» Ainsi, il suggère d’éviter les cartes de crédit et les promotions «achetez maintenant, payez plus tard», dont les taux d’intérêt sont très élevés. Si c’est vraiment nécessaire, il privilégie plutôt la marge
de crédit, «pourvu qu’on négocie une limite la moins élevée possible».
Magasiner jusqu’à son compte de banque
Pour Karine Robillard, magasiner et comparer les prix quand vient le temps d’acheter fournitures scolaires et autres biens nécessaires en vue de la rentrée est une bonne solution pour économiser de l’argent. «Au début du mois d’août, c’est vraiment l’occasion de profiter des rabais et de faire des réserves pour l’année», fait-elle valoir.
Il est même possible de magasiner son compte de banque, continue M. Gagnon. «Il faut le choisir en fonction de nos besoins, estime-t-il. Par exemple, un étudiant devrait rechercher le plus de flexibilité possible.» Pour déterminer quel type de compte bancaire convient le mieux à sa situation, l’Association des banquiers du Canada offre une liste sur son site web (www.cba.ca). Les sites internet des banques comportent aussi leur lot d’information.
Enfin, le planificateur financier met en garde contre certains types de dettes. «Si les prêts étudiants sont de « bons prêts » dans la mesure où ils offrent des crédits d’impôt sur les intérêts reportables dans le temps, les autres dettes, qui ne sont pas déductibles, comme les prêts auto, sont à éviter le plus possible», avertit-il.