La mer de tous les métiers
La mer évoque la nature et l’aventure… À l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, l’enseignement des métiers de la mer effleure les mémoires d’un passé qui a façonné notre histoire, mais surtout il traite des emplois et des façons de faire d’aujourd’hui qui occupent toujours une place importante dans notre économie.
«Ici, c’est de l’avenir de la mer dont il est question!» C’est en ces termes que s’exprime Richard Loiselle, directeur de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, quand il présente les programmes de formation professionnelle (Aquaculture, Mécanique marine, Pêche professionnelle et Poissonnerie) et collégiale (AEC en Aquaculture, Techniques d’aquaculture et Technologie de la transformation des produits aquatiques).
Véritable carrefour de connaissances sur le monde de la mer, cette école, située à Grande-Rivière, à quelques minutes de Percé, est un campus du cégep de la Gaspésie et des Îles. L’établissement dispose d’un équipement de pointe destiné à faciliter les apprentissages théoriques et pratiques – dont un bateau-école de 45 pieds convenant à tous les types de pêches!
L’aquaculture et la transformation alimentaire
Sur le territoire québécois, l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec se veut l’unique lieu de formation spécialisé en aquaculture. Se définissant comme la science de l’élevage du monde vivant en eau salée ou en eau douce, l’aquaculture constitue une solution de rechange de plus en plus intéressante alors que la crise alimentaire s’aggrave au fur et à mesure que la population mondiale augmente.
La truite arc-en-ciel, l’omble de fontaine, la moule et le pétoncle géant font partie des espèces élevées dans différentes régions du Québec. En aquaculture, les milieux de travail sont variés : fermes aquicoles, sociétés de services-conseils, centres d’expositions, etc. Plusieurs finissants poursuivent leur carrière du côté de la recherche et Å“uvrent au sein du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ou encore d’un centre de transfert de technologies comme Halieutec, qui contribue au développement technologique et économique de l’industrie des pêches.
Un marché vigoureux
«Les emplois sont plus variés qu’on pourrait le croire», souligne M. Loiselle en citant l’exemple de ce finissant qui s’est trouvé un emploi au Biodôme de Montréal ou encore de ceux qui travaillent à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).
Autre exemple de variété, celui d’un programme comme Mécanique marine, qui peine à trouver le nombre d’inscriptions nécessaires et qui, pourtant, permet aux étudiants d’acquérir les connaissances nécessaires à la réparation et à l’entretien de moteurs utilisés dans une panoplie d’industries.
«Il n’y a pas de problème de placement, mais plutôt de recrutement d’élèves dans nos programmes, fait remarquer M. Loiselle. La demande pour nos finissants est en augmentation. Le fait est qu’il y a une méconnaissance de notre secteur et de ses possibilités.»
Cette chronique est un service de Septembre éditeur