Pénurie dans l'industrie de l'assurance : Aux grands maux, les grands moyens
L’assurance marche bien au Québec. Cette industrie en pleine croissance se nourrit de la vitalité de la région de Québec, où sont établis pas moins de 11 sièges sociaux de compagnies d’assurance.
Ce secteur économique marche si bien que les employeurs font des pieds et des mains pour attirer de nouvelles recrues. Les prédictions sont inquiétantes pour les employeurs : 1 500 postes de conseillers en assurance de dommages sont à combler par année, et plus de 800 le sont en sécurité financière.
Malgré l’abondance de travail, ce secteur a toujours mauvaise réputation. L’image du vendeur d’assurance arpentant le Québec vêtu d’un complet bon marché est tenace… La cote de confiance des assureurs n’est guère plus élevée que celle des politiciens, des vendeurs de voitures, voire des journalistes.
Les jeunes sont courtisés par cette industrie dès l’école secondaire. La Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages (CPPAD) fait connaître celles-ci aux jeunes depuis 2002. Nina Tourigny, agente de communication de la CPPAD, affirme en entrevue que «la coalition vise les 14-18 ans. Nous avons conçu un jeu vidéo, kambriolage.com. Nous proposons aux jeunes de nous laisser leur courriel afin que nous leur fassions parvenir de l’information sur les métiers de l’assurance de dommages.»
La coalition offre même des trousses pédagogiques aux professeurs du secondaire. «Les élèves peuvent ainsi travailler l’économie, les mathématiques et le français en cherchant à résoudre des problèmes touchant l’assurance», ajoute Mme Tourigny.
Faciliter le recrutement
Les 11 assureurs installés à Québec ont fondé une coalition similaire cette année afin de faciliter le recrutement. Stéphane Mailhot, Directeur principal des communications et des relations publiques chez Desjardins, Groupe d’assurances générales, nous confie en entrevue que «ce sont les jeunes qui ont le gros bout du bâton en raison de cette pénurie de main-d’Å“uvre dans le secteur de l’assurance.»
«Nous offrons d’excellentes conditions de travail chez Desjardins. Nous avons la semaine de 35 heures et sommes à l’écoute des jeunes familles. Le salaire moyen est de 45?000?$ par an», ajoute-t-il.
Les employeurs sont à la recherche d’un certain profil bien précis. «Nous avons besoin de personnes entreprenantes capables de se constituer une clientèle. L’entregent, la débrouillardise et le goût du défi sont les qualités recherchées», explique en entrevue Marc Gagnon, directeur Développement des affaires et Recrutement chez La Capitale groupe financier.