La formation professionnelle en mission: attirer les jeunes
Rendre la formation professionnelle plus accessible en créant un diplôme de 3e secondaire, voilà ce que propose Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef de l’Institut économique de Montréal (IEDM), dans une Note économique publiée par l’Institut.
Dans le but de réduire la proportion de jeunes qui abandonnent l’école sans formation et qui ne désirent pas poursuivre des études collégiales, un tel système dirigerait ces étudiants plus rapidement vers la formation professionnelle, économisant ainsi du temps pour eux et de l’argent pour les contribuables.
Après l’obtention du diplôme de 3e secondaire, ceux qui désirent poursuivre leurs études, compléteraient trois ans de formation préuniversitaire au secondaire, pour ensuite entreprendre un baccalauréat de quatre ans à l’université.
Selon Marcel Boyer, avec le vieillissement de la population, une certaine pénurie est à prévoir dans les métiers et techniques spécialisées.
Le 3e secondaire est déjà, au Québec, le préalable pour poursuivre une formation professionnelle. Malgré cela, beaucoup de jeunes croient devoir poursuivre leurs études jusqu’au 5e secondaire. L’obtention de ce premier diplôme enverrait donc à chaque jeune un double message : celui qu’il a complété avec succès les apprentissages fondamentaux, et celui que le temps est venu de se faire un place sur le marché du travail.