Formation et emplois

Étudier et s'entraîner

Créée pour répondre aux besoins pédagogiques des jeunes de la Ligue de hockey junior majeure du Québec au milieu des années 1980, l’Alliance Sport-Études est vite devenue un instrument de réussite scolaire et sportive pour tous les athlètes québécois.

«Très rapidement, le programme s’est ouvert à tous les athlètes de haut niveau, du moment que ceux-ci sont reconnus par leur fédération sportive», indique Sébastien Fyfe, directeur général de l’Alliance Sport-Études.

Le programme, qui permet de combiner la pratique de sports d’élite aux études collégiales et universitaires, a ouvert la porte des compétitions internationales à plusieurs jeunes. «Aux Jeux olympiques, au moins la moitié des athlètes québécois présents sont passés par le sport-études», af­firme M. Fyfe.

Les mêmes standards que les autres
Alors qu’ils doivent offrir de grandes performances sportives, les athlètes inscrits en sport-études ne se font pas imposer de standards scolaires plus élevés que les autres étudiants. «Considérant qu’ils doivent composer avec de grandes exigences sportives, on ne leur impose pas d’exigences scolaires supplémentaires», dit Sébastien Fyfe.

En fait, les étudiants en sport-études réussissent un peu mieux que la moyenne, selon Jean Karam, enseignant en science politique au Cégep Ahuntsic. «Ils sont habitués à une certaine discipline dans leurs sports et souvent, ils l’appliquent à leurs études», souligne le prof qui côtoie des étudiants-athlètes depuis 1973.

Si certains étudiants éprouvent de la difficulté, ils seront pris en charge par un conseiller à la réussite scolaire fourni par l’Alliance, et les enseignants n’hésitent pas à donner un petit coup de main aux athlètes de de­main. «Nous essayons d’offrir certains aménagements pour aider les athlè­tes, dit M. Karam. Par exemple, nous lui permettrons de reprendre un examen ou lui offrirons un peu de rattrapage s’il a dû s’absenter à cause de son sport.»

Structure souple
La structure sport-études est aussi beaucoup plus souple au cégep et à l’université qu’au secondaire, où les écoles doivent s’associer à des sports en particulier. «Rendus au cégep ou à l’université, les athlètes s’entraînent dans des clubs et non pas à l’école», explique M. Fyfe.

Donc, les cégeps et les universités permettent aux athlètes de poursuivre leurs études à leur rythme, mais sans fournir les infrastructures et les entraîneurs pour leur sport.

Les services offerts

  • Présence, dans chaque institution, d’un répondant qui s’occupe uniquement des dossiers des athlètes-étudiants.
  • Aménagement d’un horaire scolaire en fonction du calendrier sportif de l’athlète. Possibilité d’étaler le nombre de sessions d’études.
  • Possibilité de dépasser le taux d’absentéisme normalement. accepté tout en ayant accès à du rattrapage.
  • Remboursement des cours du Cégep@distance qui sont réussis.
  • Possibilité de recevoir une bourse d’excellence de la Fondation.

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