Formation et emplois

Réorientation de carrière: Quand les plans changent en cours de route

Nombreux sont ceux qui, depuis leur jeune âge, savent précisément quelle profession ils veulent exercer une fois adultes. Christine Lavergne, qui a grandi dans la Vieille Capitale et vit à Montréal depuis deux ans, était de ceux-là. «Il y avait des avocats dans ma famille, et j’avais beaucoup entendu parler de cette profession, se souvient la jeune femme. Depuis longtemps, j’avais en tête de devenir avocate à mon tour.»

C’est donc tout naturellement que celle-ci a entamé un baccalauréat en droit à l’Université Laval en sortant du cégep. Mais après un an d’études, Mme Lavergne n’était plus certaine d’avoir fait le bon choix. «Plus le temps passait, moins je me voyais devenir avocate, raconte-t-elle. Je suis une personne très sociable. J’avais envie de travailler avec les gens plutôt que de passer plusieurs heures seule dans un bureau à fouiller des dossiers et des lois.»

Choisir sa nouvelle carrière ne fut cependant pas très difficile. «Dans mes cours de droit, j’avais un peu abordé le droit du travail, et ça m’avait beaucoup intéressé. J’ai donc décidé de m’inscrire en relations industrielles, profession dans laquelle j’aurais à travailler avec ces notions.»

Effectuant actuellement le stage final de son baccalauréat, la jeune femme de 23 ans ne regrette pas du tout son choix. «Je termine mes études un an plus tard que prévu, mais ce n’est pas une année perdue, au contraire, affirme Christine Lavergne. Mon passage en droit m’aura donné des bases juriques qui me serviront dans mon travail, mais aussi dans ma vie personnelle. Il m’aura appris des choses à propos des contrats, par exemple.»

Trois changements pour le prix d’un
Mme Lavergne aura vécu plus qu’un changement durant son parcours universitaire. Après avoir étudié un an en relations industrielles à l’Université Laval, elle a dû changer d’université et de ville. «Mon copain a lui aussi décidé de réorienter sa carrière, explique-t-elle. Alors qu’il avait déjà une formation en soudure, il est retourné à l’école pour effectuer un baccalauréat en génie à l’École Polytechnique de Montréal.»

Et comme le dit l’adage, qui prend mari prend pays! Revirement de cap pour l’étudiante, donc, qui a déménagé dans la métropole afin de terminer son baccalauréat à l’Université de Montréal. À part quelques petites adaptations, son passage d’une ville à l’autre et d’une université à l’autre s’est fait en douceur. «J’ai aimé pouvoir profiter des styles d’enseignements différent des deux universités», précise Mme Lavergne, qui affirme que l’enseignement est plus théorique à Laval et plus pratique à l’UdeM.

Et si elle avait un conseil à donner aux étudiants qui doutent de leur choix de carrière, la finissante leur dirait d’aller voir «sur le terrain» ce qu’est vraiment la profession qu’ils visent. «Les cours ne sont pas toujours représentatifs de la réalité. Voirce qu’est vraiment le travail et les tâches quotidiennes qui y sont rattachées peut aider à faire un choix éclairé.»

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