Formation et emplois

Nouveaux cours de conduite automobile: Tout un bassin d'instructeurs à former

C’est lundi que  le nouveau cours de conduite automobile devenait obligatoire. Tous les nouveaux conducteurs devront maintenant le réussir afin d’obtenir leur permis. Cela conduira-t-il à l’embauche de nouveaux instructeurs de conduite automobile?

Selon Emploi Avenir Québec, il y a près de 3 000 ins-?tructeurs au Québec. Ce groupe de travailleurs ne comprend pas seulement les instructeurs de con?-duite, mais aussi les professeurs de langue dans les écoles privées et toutes les personnes qui enseignent un art ou une technique (musique, cuisine, couture, peinture), mais qui ne sont pas employées par un établissement d’enseignement. Les instructeurs de conduite représentent la majorité des travailleurs du groupe.

Pour l’ensemble de ces travailleurs, les prévisions d’emploi sont acceptables. Selon Emploi Avenir Qué-?bec, il faudra embaucher l’équivalent de 5 % de la main-d’ouvre actuelle chaque année jusqu’en 2012, surtout pour remplacer les instructeurs qui quittent. Pas d’eldorado, mais des possibilités.

Or, cette prévision a été faite avant qu’on sache que le cours de conduite deviendrait obligatoire. Seulement 60 % des futurs conducteurs s’inscrivaient à un cours auparavant. Maintenant que tous devront le suivre, plusieurs en déduiront que la demande pour les instructeurs dépassera la prévision et voudront se former pour ce métier.

Il s’agit là d’une conclusion un peu hâtive. D’abord, les écoles de conduite pourront utiliser d’autres stratégies que l’embauche pour faire face à la nouvelle demande. Il pourra suffire d’augmenter les heures des instructeurs déjà embauchés et le nombre d’élèves par classe.

Ensuite, si l’embauche augmente, elle ne durera pas longtemps. Une fois qu’un nombre suffisant d’instructeurs aura été embauché, le recrutement diminuera ou s’arrêtera complètement. C’est là un phénomène qu’on observe lorsqu’une occasion d’emploi résulte d’un nouveau règlement. Il est alors nécessaire d’embaucher vite pour se plier à la nouvelle exigence, mais l’occasion d’emploi disparaît dès que cela est fait.

Les prévisions semblent donc bien refléter les possibilités d’emploi des instructeurs. Elles indiquent que des emplois seront créés dans cette occupation, mais pas plus que pour la moyenne des autres occupations.

Devenir instructeur de conduite
Au Québec, la formation des instructeurs de con-?duite est offerte par l’Association québécoise des transports et des routes (AQTR), qui a remplacé la vieille Ligue de la sécurité routière. Une fois cette formation complétée, elle conduira à une accréditation d’instructeur par le ministère des Transports.

D’habitude, ceux qui suivent cette formation ont déjà été embauchés par une école de conduite. Ces dernières rechercheront des personnes qui ont de l’entregent, de bonnes habiletés de communicateur et qui ont un excellent dossier de conducteur. Il faut donc commencer par soumettre sa candidature.

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