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Loin de la routine avec les sciences biomédicales

Photo: Sam Ismail

CV

  • Nom: Justyna Kulpa
  • Âge : 26 ans
  • Formation : baccalauréat en biochimie, maître en sciences biomédicales, candidate au doctorat en biologie moléculaire (option biologie des systèmes), Université de Montréal
  • Domaines de recherche : le cancer du sein et l’endocrinologie
  • Lab : Institut de recherche en Immunologie et Cancérologie (IRIC)

Comment avez-vous choisi ce domaine?
J’ai toujours été intéressée par l’endocrinologie et les nombreuses façons dont les hormones jouent un rôle dans la santé humaine et la maladie. Mon mémoire de maîtrise traitait des maladies cardiovasculaires et des effets des œstrogènes sur le cœur. J’ai trouvé le sujet fascinant. C’est pourquoi, pour mon doctorat, je suis restée dans le domaine des récepteurs d’œstrogènes, mais maintenant je regarde la façon dont ces récepteurs influencent le cancer du sein.

À quoi ressemble une journée typique pour vous?
Il n’y a pas de journée typique dans la recherche biomédicale. Nous sommes formés à une variété de techniques. Selon la direction que prend le projet, on peut travailler sur des cellules humaines en culture, ou avec des animaux. Mis à part le travail en laboratoire, chaque semaine comprend une réunion entre tous les membres du laboratoire, où nous présentons notre travail et où nous discutons des problèmes et des options futures. Le lundi après-midi, nous assistons à des conférences données par des scientifiques renommés qui viennent prendre la parole à notre institut au sujet de leurs propres recherches. La semaine se termine par «des rapports d’étape», où de jeunes scientifiques–étudiants et postdocs–présentent leurs travaux de recherche aux autres membres de l’institut.

Dans votre domaine, quelles ont été les plus grandes percées des 10 dernières années?
L’achèvement du projet de génome humain en 2004 a permis le séquençage entier de lignées de cellules modèles et de tumeurs humaines, ce qui peut nous montrer comment certains individus peuvent être prédisposés à certaines maladies, y compris le cancer du sein. Cela nous a également permis d’observer le processus graduel de mutation quand une cellule normale devient une cellule cancéreuse, afin de mieux comprendre les étapes initiales de la formation des tumeurs. Ces connaissances révolutionnent la façon dont nous diagnostiquons et traitons le cancer du sein. En outre, nous pouvons regarder les profils d’expression génique entre les tissus normaux et les tumeurs et rechercher des biomarqueurs qui peuvent prédire la réponse aux médicaments, y compris les antiœstrogènes.

Que pouvons-nous attendre pour 2020?
Il est devenu de plus en plus évident que l’appellation «cancer du sein» englobe différentes maladies et que la compréhension de la génétique derrière chaque tumeur est essentielle pour créer des traitements ciblés pour les patients. À partir d’une biopsie de départ, nous serons en mesure de mieux prédire si une tumeur répondra à la thérapie et si elle développera une résistance aux traitements dans l’avenir. Nous allons voir une augmentation de la médecine personnalisée basée sur les mutations génétiques et les biomarqueurs observés chez chaque patient.

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