Formation et emplois

La sécurité au travail avant tout

Mettre leur savoir au profit de la communauté, c’est le pari qu’ont fait les étudiants qui participent au projet La science prend le métro. Toutes les trois semaines, Métro présentera un nouveau participant. Aujour­d’hui, nous rencontrons Isabelle, étudiante à la maîtrise en génie.

Isabelle, étudiante à la maîtrise en génie, s’intéresse particulièrement à la santé et à la sécurité au travail. Quel est le lien entre cette problématique et le génie? Eh bien, si l’on souhaite protéger les travailleurs, il faut comprendre comment sont conçus les outils de protection pour évaluer leur efficacité.

Dans le cadre de ses recherches, Isabelle a cons­taté que l’implantation d’outils de protection était un processus complexe. «Il faut qu’ils soient efficaces, explique-t-elle. Dans les milieux de travail traditionnellement masculins, par exemple, certains équipements, comme les harnais, ne sont pas adaptés à la morphologie des femmes qui les utilisent, ce qui les rend inconfortables ou inadéquats.»

Par ailleurs, pour être efficaces, les outils utilisés doivent faire consensus. «Ils doivent être acceptés par les employeurs, les employés et les syndicats, affirme la jeune femme. Si l’un des groupes n’est pas d’accord, ça ne marchera pas.»

Un sujet intéressant

C’est en cherchant un sujet pour sa maîtrise qu’Isabelle a découvert son intérêt pour la santé et la sécurité au travail. «Les profils des travailleurs sont diversifiés, raconte-t-elle. Il faut trouver un moyen de communiquer avec toutes ces personnes. De plus, cette spécialisation touche plusieurs sciences, comme le génie ou la sociologie. Il faut donc faire la synthèse de plusieurs approches.»

En plus de ses recherches, Isabelle donne des formations en milieu de travail. «Les entreprises ont besoin de soutien, croit-elle. Les membres de nombreux comités de santé et de sécurité ont de bonnes intentions, mais ils ne savent pas comment évaluer les outils qu’on leur propose.» Isabelle espère que sa participation à La science prend le métro démystifiera le génie. «J’espère que ça incitera certaines filles à s’intéresser au métier d’ingénieur», dit-elle.

Articles récents du même sujet