Formation et emplois

techniques en informatique: Qui fait quoi?

Animation 3D, dessin animé, intégration multimédia… Ces trois domaines d’études peuvent, à première vue, se ressembler, mais sont en réalité très différents les uns des autres. Survol de ces trois techniques destinées aux passionnés d’informatique.

Techniques d’animation 3D et de synthèse d’images
formation. Ce pro­gram­me forme des infographes en animation 3D et en imagerie de synthèse. Les finissants travaillent par exemple dans les studios d’animation par ordinateur, les studios de télévision, les entreprises spécialisées en production multimédia, en jeux électroniques, en postproduction, en effets spéciaux et dans plusieurs autres domaines.

Tout au long de sa formation, l’étudiant s’initie aux grands courants artistiques et graphiques tout en développant des compétences liées à la production 3D : la con­ception, la modélisation et l’animation d’éléments graphiques. Le programme dispense aussi des notions sur l’acquisition et le traitement des images ainsi que sur la scénarisation.

Très bon taux de placement
Selon le ministère de l’Éducation, le taux de placement pour les finissants frôle 100 % depuis quel­ques années. Près de 60 % des diplômés trouvent du travail dans l’industrie du jeu vidéo, écrit le Collège Bois-de-Boulogne sur son site internet. Cette situation favorable devrait se prolonger pour les prochaines années, soutient André Thouvenot, de l’Institut Grasset. «Le secteur est en pénurie de main-d’Å“uvre, les entreprises sont souvent obligées d’importer des spécialistes pour combler leurs be­soins. Si le Québec veut garder son leadership, il faut former rapidement des techniciens», conclut-il.

Le programme Techniques d’animation 3D et de synthèse d’images se donne aux Cégeps de Matane, de Limoilou, de Bois-de-Boulogne, du Vieux Montréal, au collège Dawson, aux collèges Bart et O’Sullivan de Québec et à l’Institut Grasset.

Dessin animé
Ce program­me forme des dessinateurs de dessin animé. Au terme de leur formation, les étudiants sont en mesure de participer à la réalisation de films d’animation destinés au cinéma, aux séries télévisées, à la publicité et aux produits interactifs. Tout au long de leurs études, les étudiants s’initient au dessin d’observation, au dessin en perspective, à la scénarisation, à l’utilisation de la couleur et à l’exploitation du langage et des techniques cinématographiques. Ils sont en mesure d’effectuer des tâches liées à la conception et à la réalisation d’un dessin animé.

Les statistiques disponibles sur le site Inforoute indiquent que le domaine est en demande. Pas moins de 83,3 % des finissants se sont trouvé un emploi à temps plein en 2008, comparativement à 70 % en 2007 et à 33,3 % en 2006.

Intégration multimédia
«En quelques mots, nous assemblons des médias électroniques – que ce soit le son, l’image, le texte, la vidéo, l’animation 2D et 3D – pour en faire un produit multimédia efficace selon la plate-forme choisie, comme un site web.» C’est en ces termes que Sylvain Paquin, enseignant au Cégep de Saint-Jérôme, définit le programme d’Intégration multimédia.

«Nous ne sommes pas des spécialistes, mais nous connaissons la base de toutes ces techniques», ajoute M. Pa­quin. Les candidats s’initient donc aux différentes techniques  allant de l’animation à la programmation, en passant par la sonorisation, la vidéo, le design visuel, l’infographie, etc. Même si le taux de placement est excellent (89,6 % en 2008 selon le MELS et 100 % selon le Cégep de Saint-Jérôme), il semble qu’il y ait un problème de rétention. «Seulement de 40 à 50 % des étudiants obtiennent leur diplôme», soutient Sylvain Paquin.

Un programme peu connu
«Beaucoup d’étudiants ne connaissent pas vraiment le programme avant de s’y inscrire, renchérit Guy Volpi, professeur en technique d’intégration multimédia au Cégep de Jonquière, pour expliquer ce faible taux de diplomation. Certains viennent en pensant, par exemple, qu’ils ne feront que de l’animation.» «C’est un programme plutôt large où on touche à plusieurs aspects, ce qui le rend plus difficile à définir, et les intervenants en orientation scolaire ne le connaissent pas toujours bien. Mais la tendance commence à changer», conclut M. Pa­quin.

Le programme se donne dans plusieurs établissements collégiaux du Québec (Matane, Sainte-Foy, Saint-Jérôme, Édouard-Montpetit, Maisonneuve, Jonquière et de l’Outaouais). Toutefois, il faut bien vérifier si le programme est encore offert par les collèges en question. La liste des établissements publiée sur Inforoute, le site de la formation professionnelle au Québec, n’est pas tout à fait à jour sur cette question.

Articles récents du même sujet