L'acquisition d'entreprise: une occasion d'affaires
Selon le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de
l’Exportation (MDEIE), 30,4% des entrepreneurs québécois délaisseront l’entrepreneuriat d’ici 2018 (55 000 retraits). «Le défi pour les entrepreneurs qui pensent à la retraite est de prévoir une relève et de se préparer à passer le flambeau», explique Michel Fortin, directeur général du Service d’aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE), un organisme qui accompagne les entrepreneurs depuis 1985.
Si l’acquisition d’une entreprise existante est une transaction qui exige du temps et de la préparation, la majorité des nouveaux entrepreneurs croient à tort que c’est un processus compliqué et risqué. «Il y a souvent de la peur associée à ce genre de projet, révèle Sylvain Martin, coordonnateur du programme Succès-Relève au SAJE. D’où l’importance d’être bien encadré.»
Le programme Succès-Relève est la seule formation au Québec destinée aux acquéreurs d’une entreprise existante. Des rencontres avec des experts permettent de poser un diagnostic de l’entreprise, de bâtir un réseau d’affaires et de démystifier les étapes juridiques et financières du processus.
Kim Giroux, présidente de l’agence Lise Madore, est bien placée pour savoir à quel point les nouveaux entrepreneurs ont besoin d’être accompagnés. «En 2007, le SAJE a été un guide dans mon projet d’acquisition», affirme-t-elle. Même après trois ans, la jeune femme de 34 ans n’hésite pas à contacter son conseiller pour valider ses décisions d’affaires.
Bien que la réalisation d’un tel projet comporte des embûches – notamment en ce qui concerne le financement -, l’achat d’une entreprise existante offre de nombreux avantages : une clientèle bien établie, des employés formés… En outre, il n’ets pas nécessaire de faire une étude de marché.
Dans le commerce de détail, ajoute Sylvain Martin, il faut en débourser autant pour démarrer une entreprise que pour en acquérir une. Par ailleurs, dans la majorité des cas de transferts réussis, les bénéfices, les effectifs et les parts de marché de l’entreprise augmentent après l’acquisition.
D’après le SAJE, seulement 3 % des jeunes entrepreneurs formés au cours des cinq dernières années pensaient à l’achat d’un commerce déjà établi. «C’est une occasion pour les jeunes entrepreneurs, insiste Michel Fortin. Il faut les sensibiliser à l’acquisition d’entreprise et leur donner les outils pour le faire, d’autant plus que le marché demeurera favorable pour les acheteurs au cours des prochaines années.»
Comment trouver une entreprise à vendre?
Selon Sylvain Martin, du SAJE, la meilleure information pour découvrir une entreprise à acquérir est notre cercle de contacts. «Le principe est le même que pour les sites de rencontres comme Réseau Contact, explique-t-il. Sur le web, il y a plein de candidats potentiels, mais c’est finalement dans ton cercle d’amis que tu trouves le plus souvent la personne avec qui tu passeras le reste de ta vie.»
Par ailleurs, plusieurs cabinets d’avocats colligent les informations liées aux acheteurs, aux vendeurs et aux investisseurs. Les banquiers, les courtiers en transaction d’entreprises, les Chambres de commerce et plusieurs sites internet sont d’autres sources d’information pour trouver les entreprises à vendre.
Ressources
- Acquizition.biz
- Businessexchange.ca
- Carrefour PME
- Strateginc.ca
- Le journal Les Affaires
- La section affaires de La Presse