Formation et emplois

Le secteur de l'environnement a besoin de bras

Le secteur de l’environnement, avec ses 90 000 travailleurs au Québec, commence à manquer cruellement de bras. Et les bons candidats se font rares.­ «C’est quelque chose qu’on voyait venir, mais on ne réagissait pas; on commence à voir beaucoup de répercussions dans les PME», analyse Marie-Noël Bouchard, agente de projet/communications chez EnviroCompétences, un comité sectoriel de main-d’Å“uvre de l’environnement.

Les grandes entreprises ne sont pas épargnées et tentent d’être proactives face à la question. À tel point que les employeurs du milieu lancent une vaste offensive afin de trouver des ressources spécialisées en environnement. EnviroCompétences,  en collaboration avec Jobboom, s’apprête à publier Le répertoire des employeurs-recruteurs en environnement. Cette opération de charme vise à dénicher des hydrogéologues, des techniciens de laboratoire, des biochimistes, des écotoxicologues, des opérateurs en nettoyage industriel, entre autres.

Vitrine
Dès janvier prochain, 10 000 exemplaires de ce document seront en librairie. Il sera ensuite disponible sur les sites de Jobboom et d’EnviroCompétences dans une version gratuite. Déjà, plus d’une cinquantaine d’entreprises (PME, organismes publics et maisons d’enseignement) à la recherche de personnel ont retenu leur place. Les coûts d’inscription au répertoire sont accessibles aux PME, même aux plus modestes. Et la date limite d’inscription est le 29 octobre prochain. «C’est une vitrine exceptionnelle pour les organisations qui sont à l’affût de bons candidats et c’est un outil intéressant pour les chercheurs d’emploi, la relève et les travailleurs de ce secteur en plein développement», soutient Dominique Dodier, directrice générale d’EnviroCompétences.

Législation
Selon l’organisme, plusieurs facteurs, dont le vieillissement de la population, sont à l’origine de cette pénurie de main-d’Å“uvre. Marie-Noël Bouchard parle de deux enjeux majeurs en particulier. D’abord, la création de nouvelles technologies vertes sans programme de formation lié à ces technologies. Mme Bouchard note aussi les conséquences des nouvelles lois  relatives à l’environnement. «Ces lois ont pour effet de segmenter les tâches dans ce secteur, dit-elle, ce qui crée de nouveaux emplois.»

Ce marché a progressé de 27,5 % depuis 2007 sur le plan de l’emploi. Le Québec se classe au deuxième rang des provinces canadien­nes en termes de taux de revenus liés à la vente de services et de biens environnementaux.

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