Formation et emplois

Sécurité au travail: mieux vaut prévenir que guérir!

La CSST, qui offre depuis 13 ans le programme d’éducation à la prévention en milieu scolaire, s’est choisi un nouveau cheval de bataille cette année en ajoutant à son offre le volet «Sécurité premier emploi», conçu pour les élèves du primaire, du secondaire et des centres de formation professionnelle. Métro s’est entretenu avec le porte-parole de la CSST, Pierre Turgeon.

Pourquoi avoir ajouté le volet «Sécurité premier emploi» au programme d’éducation à la prévention?
C’était pour élargir notre programme. Nous offrons depuis déjà longtemps le programme «Défi prévention jeunesse», grâce auquel nous finançons plusieurs projets, mais certains autres proposés par des écoles et des professeurs n’étaient pas considérés. Maintenant, des cours de Gardien averti pourront par exemple être admissibles au projet Sécurité premier emploi, et des visites en milieu de travail pourront être financées, ce qui ne se faisait pas auparavant.

Qu’est-ce que les jeunes y apprennent?
Tous les programmes d’éducation de la CSST dans les écoles ont le même objectif : promouvoir la prévention chez les jeunes, afin qu’ils arrivent sur le marché du travail en étant déjà conscients qu’il y a des risques, peu importe le travail. Ils peuvent par exemple être amenés à visiter une usine, à y identifier les risques et à trouver des pistes de solutions pour éviter les blessures. On leur fait prendre conscience du fait que même s’il y a des risques, il y a des moyens de prévenir les accidents et de gérer ces risques.

Pouvez-vous voir un impact du programme sur le nombre d’accidents?
Dans les cinq dernières années, le nombre d’accidents de travail chez les jeunes de 24 ans et moins a été de 15 800. Cela comprend toutes les blessures, de la perte d’un ongle à la perte d’une jambe. Les cinq années précédentes, le nombre d’accidents était de 22 800. C’est donc 7 000 accidents de moins en cinq ans. Mais il reste à savoir si cela est attribuable au programme, aux campagnes de sensibilisation, aux techniques de travail qui se raffinent ou aux employeurs de plus en plus consciencieux. Moi, je pense que c’est l’ensemble de ces éléments qui a contribué à la diminution du nombre d’accidents.

Pour participer
Les écoles et les enseignants intéressés par le programme ont jusqu’à la fin du mois de novembre pour s’y inscrire sur le web. Une aide financière de la CSST pouvant atteindre 300 $ est prévue pour la réalisation des projets retenus, qui devront cette année prendre en compte les bonnes pratiques environnementales.

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