Soutenez

Voyager pour apprendre une langue

L’été est le mo­ment idéal pour vous rendre à l’étranger et vous initier à une autre langue. Bien sûr, vous pouvez toujours partir en voyage et vous débrouiller pour apprendre quel­ques rudiments d’espagnol, d’allemand ou mê­me de mandarin par vous-même. Mais si vous préférez les programmes un peu plus structurés, Métro vous a déniché trois options aussi intéressantes les unes que les autres.

Séjours linguistiques

Plusieurs grossistes proposent désormais des voyages qui allient visites touristiques et cours de langue. En effet, pour apprendre un nouvel idiome, certains diront qu’il n’y a rien de mieux que de remonter à sa source. «C’est vrai, reconnaît Isabelle Chagnon, journaliste spécialisée en tourisme, mais il faut quand même prendre le temps de se demander pourquoi on souhaite devenir polyglotte. Par exemple, si on veut maîtriser l’anglais pour faire des affaires, mieux vaut séjourner aux États-Unis. Si on s’intéresse plutôt à l’histoire qui entoure la langue de Shakespeare, c’est en Angleterre qu’il faut se rendre.»

En plus de l’inscription aux leçons – qui peuvent être de niveau débutant à avancé – l’agence se charge généralement de l’hébergement et parfois même de tous les autres aspects du voyage (billets d’avion, assurances, etc.). «C’est une formule sécurisante qui peut intéresser autant les jeunes dont c’est la première expérience à l’étranger que les retraités qui ont envie d’élargir leur champ de connaissances sans nécessairement se casser la tête», affirme Louis Grégoire, coordonnateur pour les Séjours linguistiques VTE. Quant aux destinations possibles, il y en a pour tous les goûts… et pour tous les budgets.

Travail au pair

Dans le cas de cette option bien connue, notamment des jeunes, le voyageur sera logé et nourri en échange de son travail. Dans certains cas, il recevra même un petit salaire, d’où l’intérêt que suscite cette formule chez les étudiants qui souhaitent voyager à moindre coût. Les emplois au pair peuvent toutefois être exigeants (gardiennage d’enfants, travail en hôtellerie ou en restauration) et demander un minimum d’expérience.

«L’avantage de cette formule, c’est qu’en plus de garantir un emploi, on s’occupe de tout, de l’hébergement aux assurances, en passant par le transport. Ça sécurise beaucoup les parents!» explique Claudie Lepage, directrice du programme Travail hôtelier en Angleterre. Mais la tranquillité d’esprit a un prix. À titre d’exemple, Travail hôtelier en Angleterre exige des frais d’inscription et de placement d’environ 700 $. Ce montant n’inclut ni le transport ni les assurances. Et il faut prévoir des frais additionnels pour le visa de travail.

Programme vacances-travail

Cette formule, exclusive aux agences Voyages Campus, s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans (ou 35 ans, selon les pays). Cependant, à la différence de ce qui se passe dans le cas du travail au pair, le voyageur doit trouver lui-même son emploi et l’endroit où il habitera durant son séjour.

«Notre équipe est là pour offrir un soutien logistique. Nous aidons les voyageurs à obtenir leur visa, entre autres. Nous avons aussi des bureaux dans la plupart des villes qui participent au programme pour que les voyageurs aient un lieu de référence une fois arrivés à destination», in­dique Louise de Grandpré, propriétaire de Merit Travel Group, l’entreprise qui chapeaute les agences Voyages Campus. Le programme coûte en mo­yenne 500 $, visa inclus.

POUR NE PAS PERDRE LA LANGUE

Ça y est, c’est décidé : vous partez en voyage et vous en profiterez pour apprendre les rudiments de la langue du pays visité. Voici deux trucs tout simples à pratiquer à votre retour, pour éviter que le fruit de vos efforts s’envole en fumé!

Lire!

«Pour faire d’une pierre deux coups, vous pouvez vous abonner à un magazine étranger traitant d’un sujet qui vous inté­resse particuliè­rement», dit Isabelle Chagnon, journaliste spécialisée en tourisme. Sachez qu’il existe aussi des ouvrages bilin­gues. La maison d’édition Gallimard, entre autres, a créé la collection «Folio bilingue», qui propose des classiques publiés dans leur langue d’ori­gine… avec le texte traduit en français juste à côté, pour vous éviter de plonger dans votre diction­naire tous les trois mots!

Tirer profit du web

Grâce aux outils technologiques mis à votre disposition (courriel, ré­seaux sociaux, Skype, etc.), il est facile de garder contact avec vos amis restés sur place. «Bien sûr, écrire un courriel dans une langue qui n’est pas la vôtre demande un effort, mais c’est une belle occasion de mettre en pratique ce que vous avez appris», rappelle Mme Chagnon.

Continuez à vous informer sur les séjours au pair ou la formule vacances-travail.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.