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Le festival des cônes oranges

Les avez-vous vus? Il y en a partout en ville. Ces cônes oran­ge, an­non­ciateurs muets de travaux ou simples décorations urbaines (il y en a beaucoup autour desquels aucun travail n’est en cours), pullulent actuellement, nous empêchant de suivre la règle selon laquelle le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite. À Montréal, actuellement, le chemin le plus court entre deux points peut s’avérer très long.

Les conséquences? Re­tards. Exaspération. Stress. Panne d’essence. Décision d’abandonner tout projet et de rentrer à la maison. Envie de pester contre les politiciens qui, pendant des années, ont négligé les infrastructures. Etc.

Et pendant que vous pestez contre les édiles municipaux, vous oubliez que vous-même, dans votre vie, vous agissez comme eux. Des projets, vous en avez plein : changer d’emploi, trouver un meilleur conjoint, suivre un cours d’espagnol, écrire ce fameux roman dont vous rêvez depuis cinq ans. Et bien d’autres choses encore!

Naturellement, vous aimeriez réaliser ces projets le plus rapidement possible, «en ligne droit»e. Le problème, c’est que vous vous êtes im­posé un tas de cônes orange qui rendent vos décisions plus difficiles, et votre parcours plus long et plus lent.

Il y a d’abord l’endettement. Vous aimeriez changer d’emploi et, pour ce faire, vous savez que vous devez réduire votre fardeau financier. Mais voilà : le nouveau iPad vient d’être lancé, et vous l’achetez tout de suite à l’aide de votre carte de crédit. Vlan! Au lieu de pouvoir quitter votre emploi dans trois mois, il vous en faudra maintenant six… si vous ne vous endettez pas à nouveau d’ici là.

Il y a les relations. Vous aimeriez retourner aux étu-des, mais vous vous tenez avec des personnes pour qui l’éducation a peu de valeur. Ces «cônes orange humains» vont vous dire que ça ne sert à rien, que vous êtes très bien dans votre situation actuelle et qu’il y a Le banquier ce soir à la télé. Pourquoi étudier?

Il y a les pensées négatives, ces cônes orange qui cor­respondent à des rues barrées sur lesquelles on ne voit a­u­cun travail en cours. Pour vous les présenter, pensez à cette personne insatisfaite de son couple actuel, mais qui se dit qu’elle a vieilli et que personne d’autre que son conjoint du moment ne voudra d’elle. Vlan! La voici peut-être bloquée pour toujours!

Combien y a-t-il de cônes orange dans votre vie? Que pourriez-vous faire pour les faire disparaître, vous libérant ainsi de ce qui vous ralentit et qui réduit votre plaisir et votre sentiment d’accomplissement? Quel beau sujet de réflexion estival!

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