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Combien valez-vous?

Photo: Métro

Difficile de connaître sa «valeur» sur le marché du travail.

Généralement, on croit qu’on vaut ce que l’employeur veut bien nous payer. Mais une bonne analyse du marché du travail permet de trouver des repères probants lorsque vient le temps de négocier son salaire.

Lors d’un entretien d’embauche, la question de la rémunération est cruciale. Or, si on n’a pas conscience de sa valeur sur le marché du travail, il n’est pas évident de négocier correctement son salaire. Votre dernier salaire est le premier repère dont vous disposez. Difficile d’accepter de travailler pour moins que ce que vous offrait votre dernier emploi. Mais cette rémunération était-elle juste?

Les entreprises syndiquées disposent d’une convention collective dans laquelle est décrite leur politique de rémunération. Celle-ci est négociée pour l’ensemble des salariés. Si votre nouvelle entreprise ne possède pas de convention, les ressources humaines doivent être en mesure de vous expliquer la politique de rémunération par rapport au marché.

Mener l’enquête
Si votre entreprise n’a ni convention ni département des ressources humaines, l’Institut de la statistique du Québec publie chaque année un outil pour déterminer sur quelle échelle salariale vous devriez vous situer : l’Enquête sur la rémunération globale au Québec. La dernière édition donne une fourchette du revenu annuel en fonction du type d’emploi à temps plein occupé en 2011.

Les écarts peuvent parfois aller du simple au double, mais l’enquête offre déjà un aperçu du maximum qu’il serait mal vu de vouloir dépasser, et du minimum en dessous duquel il serait indécent de travailler.

Pour savoir comment vous situer à l’intérieur de cette échelle et affiner vos exigences, il vous faudra compter sur les confidences de votre réseau personnel. Combien gagnent vos connaissances qui occupent des postes similaires?

Si vous êtes déjà en poste et que vous souhaitez négocier votre salaire à la hausse, il est instructif de passer des entretiens chez des concurrents pour voir ce qu’ils seraient prêts à vous offrir. Restez tout de même discret, votre patron risque fort de ne pas apprécier cette démarche…

Écouter le contexte
«C’est la crise!» L’excuse est facile, mais révélatrice : quand le marché va mal, l’argent ne circule plus aussi facilement et peine à se rendre au bout de la chaîne, à savoir dans les poches des employés. Un secteur en difficulté embauche moins et à moindres coûts, conséquence directe de la loi de l’offre et de la demande.

Si vous cherchez du travail dans un secteur en perte de vitesse, il est bon d’avancer prudemment et de revoir vos objectifs en conséquence. Mais attention, pas question de vous vendre au rabais! Il est envisageable de négocier une réévaluation progressive du salaire suivant la reprise du marché afin de trouver un palier décent.

Enfin, n’oubliez pas que la taille de l’entreprise influe sur le niveau de rémunération. Traditionnellement, les petites entreprises payent moins. En revanche, les possibilités d’avancement s’y présentent plus rapidement, car il y a moins de niveaux hiérarchiques. Vous pouvez ainsi miser sur un poste à hautes responsabilités à moyen terme, et donc sur une progression salariale plus importante. Car il est aussi important de savoir d’où on peut partir que jusqu’où on peut aller!

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