Plaidoyer pour inclure le secteur forestier dans le calcul des GES
La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) réclame un ajustement du calcul des émissions de gaz à effet de serre afin d’inclure le secteur forestier. L’absence de ce secteur fausse le bilan du Québec, estime l’organisme.
SNAP Québec a publié jeudi une analyse détaillée de l’empreinte climatique du secteur forestier, dans le cadre des consultations sur la cible de réduction des gaz à effet de serre (GES). Notant l’impact non négligeable de l’industrie, l’organisme demande au gouvernement du Québec d’inclure les émissions liées aux coupes forestières et aux produits forestiers en fin de vie dans le bilan officiel des GES.
Actuellement, les émissions du secteur forestion sont écartés du calcul et sont seulement données à titre indicatif.
Un secteur sous-estimé
Depuis 1990, plus de 8,6 millions d’hectares de forêts ont été exploités au Québec, faisant des coupes forestières l’un des plus importants flux de carbone vers l’atmosphère. Nicolas Mainville, biologiste et directeur conservation et climat à la SNAP Québec, estime que l’industrie forestière bénéficie d’une «immunité climatique» qui fausse le portrait national des émissions de GES.
En plus d’écarter les émissions de ce secteur, le bilan officiel crédite l’industrie forestière pour l’absorption de carbone provenant de forêts matures régénérées naturellement. Ces biais conduisent à une sous-estimation systémique des émissions réelles du secteur, indique SNAP-Québec.
Le bois est souvent présenté comme arlternative propre pour remplacer des matériaux plus polluants, comme l’acier ou le béton. Selon l’organisme, cela peut contribuer à réduire les émissions, mais son cycle de vie complet doit être pris en ligne de compte. Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la SNAP Québec, appelle à une action gouvernementale cohérente et efficiente pour lutter contre les crises environnementales actuelles, notamment la perte de biodiversité et les changements climatiques.
La SNAP Québec recommande l’inclusion du secteur forestier dans l’inventaire des GES et la mise en place d’une cible de réduction spécifique à ce secteur, comme suggéré par le Comité consultatif sur les changements climatiques.
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