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Portraits d’Hochelaga: à la découverte des résidents du quartier

Depuis le 11 décembre, une série de portraits des résidents d’Hochelaga-Maisonneuve sont exposés dans les rues du quartier.

Cette exposition éphémère a été réalisée par la collagiste Marin Blanc et la photographe Katya Konioukhova. Le projet Portraits d’Hochelaga a été fait dans le cadre d’une résidence de recherche-création chapeautée par la maison de la culture Maisonneuve.

C’est la première fois que les deux artistes hochelagaises travaillent ensemble.

Durant le mois de novembre, Katya s’est promenée dans les rues de l’arrondissement, allant à la rencontre des gens afin de les photographier et discuter avec eux. Une belle manière de briser leur isolement et connaître la réalité de tout un chacun.

«Je leur posais une question super simple. Je demandais comment ça allait pour cette année. Comment ça se passait pour le confinement. Il y a des gens qui ont partagé des histoires super touchantes et très personnelles.» – Katya Konioukhova, photographe

L’une des rencontres marquantes pour Katya fut avec un homme ayant un cancer, une situation médicale particulièrement difficile en temps de confinement.

«Après ce portrait, je n’en ai pas fait d’autres de la journée», se remémore la photographe.

Un total de 34 portraits a résulté de ces rencontres. Aucun participant n’a été écarté. À partir des photos et des enregistrements audio que Katya a récoltés, Marin a fait un travail de collage.

«J’écoutais l’enregistrement pour avoir un peu l’énergie de la personne», précise Marin.

Un peu de lumière

La collagiste raconte que l’ambiance était tellement triste avec la pandémie et un début d’hiver gris et pluvieux, que les deux artistes ont privilégié les couleurs vives et les photos où leurs modèles souriaient, afin de «remettre de la lumière et un peu de joie dans le quartier».

Des citations ont également été extraites des conversations entre Katya et les participants et ont été ajoutées à la main sur les œuvres.

Lors de ses rencontres, Katya en a profité pour prendre les courriels des participants afin de leur livrer en personne une copie de leur portrait.

«Je ne me rendais pas compte qu’on entrait dans la vie des personnes qui partageaient un moment. J’avais l’impression qu’on prenait beaucoup de ces personnes, mais il y a comme une espèce d’échange auquel je n’avais pas pensé. Je n’avais pas réalisé que cela leur faisait plaisir à eux aussi de participer à ce projet», admet Marin.

Si certaines œuvres sont exposées dans les vitrines des maisons de la culture et des commerces, d’autres sont directement affichées sur les murs des bâtiments de la rue Ontario, les exposant aux intempéries, ce qui donne tout son sens à l’aspect éphémère du projet.

Les commerces participants sont Le Bièrologue, Hoche Café, Gerry’s Delicatessen, Chico, Rose Bouddha, Méga Vrac, ainsi que Kawa et Garo.

Les œuvres sont également disponibles sur la page Instagram portraitsdhochelaga.

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Une production québécoise en ouverture de la Berlinale

Le Québec rayonnera à la 70e édition de la Berlinale alors que le nouveau film du cinéaste Philippe Falardeau marquera son ouverture en première mondiale le 20 février. 

«Je suis ravi (et un peu sous le choc) d’apprendre que My Salinger Year ouvrira la Berlinale. Nous ne pouvions espérer une meilleure première mondiale. Quand on regarde les films qui ont lancé le festival dans le passé, mon équipe et moi ne pouvons qu’être honorés de faire partie de la liste», a déclaré M. Falardeau, dans un communiqué. 

Dans les derniers jours, la liste des oeuvres québécoises et canadiennes sélectionnées pour la Festival international du film de Berlin n’a cessé de s’allonger. Parmi celles-ci, on compte entre autres le court métrage d’animation Le mal du siècle, de Catherine Lepage, La Déesse des mouches à feu, d’Anaïs Barbeau-Lavalette ainsi que la comédie satirique The Twentieth Century, de Matthew Rankin. 

Un honneur

Rares sont les films québécois qui ont marqué l’ouverture d’un prestigieux festival européen. Il s’agirait en fait du premier depuis 40 ans. En 1980, le film Fantastica, de Gilles Carle, avait alors fait l’ouverture du festival de Cannes, en France.

Les attentes sont d’ailleurs grandes à l’égard du huitième long métrage de Pierre Falardeau. My Salinger Year, inspiré du livre autobiographique homonyme de Joanna Rakoff, met notamment en vedette Margaret Qualley (Once Upon a Time…in Hollywood) et Douglas Booth (The Riot Club). Le film, qui se déroule dans les années 1990, met aussi de l’avant le jeune comédien québécois Théodore Pellerin, qui est de plus en demande, tant au Québec qu’aux États-Unis. 

Ce huitième long métrage de Philippe Falardeau a été produite en bonne partie par la société montréalaise micro_scope, qui a notamment produit les films québécois Incendies et Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau, qui a reçu une pluie d’éloges aux États-Unis en 2012.

Dans les dernières années, de nombreux grands noms du cinéma ont ouvert la Berlinale, dont la danoise Lone Scherfig (The Kindness of Strangers), l’américain Wes Anderson (Isle of Dogs) et la réalisatrice espagnole Isabel Coixet (Personne n’attend la nuit).

La Berlinale aura lieu du 20 février au premier mars.

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Franc succès pour Imagine Van Gogh

L’exposition Imagine Van Gogh sera prolongée jusqu’au 5 avril à L’Arsenal art contemporain, situé dans Griffintown. Jusqu’à présent, quelque 150 000 personnes ont eu l’occasion de voir les immenses toiles.

Ce succès a un impact positif sur les commerces avoisinants. «C’est le plus grand événement qui s’est tenu dans l’arrondissement Sud-Ouest jusqu’à maintenant», constate le directeur général de la SDC Les quartiers du Canal, Robert Laramée.

Des couleurs éclatantes illustrent les immenses toiles de l’exposition immersive Van Gogh. Photos: Gracieuseté – Tandem Expositions

Plusieurs de ces visiteurs, attirés par l’exposition immersive, reviendront peut-être cet été marcher le long du canal de Lachine et «découvrir nos restos ainsi que le patrimoine et l’histoire de nos quartiers», dit-il.

Mardi, 21 janvier, son organisme a tenu une soirée avec quelque 200 gens d’affaires à l’Arsenal. Plusieurs d’entre eux ont contemplé les toiles de l’artiste néerlandais qui atteignent jusqu’à 12 mètres de haut.

Bercés par la musique classique notamment de Bach et Prokofiev, ils ont ainsi pu admirer tantôt le rouge éclatant d’un bouquet, tantôt l’intensité d’un ciel bleu contrastant avec la luminosité des champs de blé de Provence, peints vers 1888.

 

 

Un siècle, plus tard, les visiteurs apprécient ce pied de nez à la morosité hivernale en plus d’en apprendre davantage sur la vie de Vincent van Gogh, peintre autodidacte tourmenté, mort à 37 ans en France et laissant en héritage quelque 900 peintures et 1100 dessins et croquis.

 

Afin de souligner la relâche scolaire, Imagine Van Gogh ouvrira ses portes exceptionnellement le lundi 2 mars.

Adresse : 2020, rue William, Montréal. Infos: imagine-vangogh.ca

 

 

 

 

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