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Vaccin: 43 millions de doses d’ici la fin juin

Le Canada devance ses prévisions de livraisons de vaccin et annonce que 43 millions de doses seront livrées d’ici la fin juin, lors d’un point de presse sur la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie de COVID-19.

Cette semaine 3,2 millions de doses de vaccin, incluant celles de Pfizer, Moderna et les 1,5 million de doses AstraZeneca, seront livrées.

«Avec plus de 9 millions de doses, c’est plus que les 6 millions que le Canada espérait pour le premier trimestre», indique la ministre des Services publics et approvisionnement, Anita Anand.

«Le Canada est prêt. Combiné avec les autres vaccins approuvés, le Canada est en bonne voie pour recevoir au moins 43 millions de doses d’ici la fin du mois de juin» –  Anita Anand, ministre des Services publics et approvisionnement

Le gouvernement accélère son approvisionnement en doses de vaccins approuvées par Santé Canada et prévoit de plus en plus de doses d’ici la fin juin. L’objectif est «d’assurer que chaque Canadien qui souhaite se faire vacciner» puisse le faire d’ici la fin de l’été.

«Chaque semaine d’ici la fin du mois de mai, le Canada recevra au moins 1 million de doses du vaccin Pfizer-Biontech, cela passera à 2 millions dès juin» – Anita Anand, ministre des Services publics et approvisionnement

En plus des doses supplémentaires provenant de Pfizer-Biontech, 1,5 million de vaccins AstraZeneca sont actuellement en route vers le Canada et 4,4 M supplémentaires sont prévues d’ici la fin du mois de juin.

Le variant B117 inquiète

Concernant la situation actuelle, le premier ministre souligne que la vaccination de masse fait une différence mais note tout de même que les hospitalisations sont à surveiller.

«Le plus inquiétant, c’est l’augmentation du nombre et la proportion du variant Britannique (variant B117) qui représente 90% des cas de variant» – Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Le variant britannique est décrit comme un variant augmentant le risque de «maladies graves». Au cours de la semaine dernière, la Dre Tam indique avoir enregistré une augmentation de 64% des nouveaux cas de variants.

Le variant britannique représente 90% des cas de variant sur les 9000 cas de variant enregistrés à ce jour au Canada.

Ces augmentations se répercutent dans les hôpitaux. La Dre Tam note une tendance à la hausse de la prise en charge de personnes atteintes de la Covid-19 mais aussi des maladies graves et critiques. «Au cours de la semaine dernière, une moyenne de 2200 personnes ont été traitées chaque jour dans nos hôpitaux, c’est une augmentation de 6% par rapport à la semaine précédente. Parmi ces patients plus 660 ont été traitées dans des unités de soins intensifs, soit une augmentation de 14%».

La transmission de la Covid-19 est en constante augmentation depuis plusieurs semaines, analyse l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam. «Au cours de la semaine dernière, une moyenne de plus de 4600 nouveaux cas et 26 décès ont été enregistrés».

970 000 cas dont 22900 décès ont été signalés au Canada depuis le début de la pandémie.

À ce jour, aucun cas de thrombose en lien avec l’administration du vaccin d’AstraZeneca n’a été signalé au Canada. Le Comité consultatif national d’immunisation (CCNI) a recommandé une mesure de précaution pour les populations de 55 ans et moins.

Hier, le Québec a suspendu l’administration du vaccin d’AstraZeneca pour les moins de 55 ans, après qu’un comité scientifique fédéral ait suggéré que l’administration du vaccin soit suspendue chez certaines populations.

Justin Trudeau appelle à la prudence avec notamment les fêtes religieuses qui arrivent, la Pâques juive et chrétienne et le ramadan. «Dans la dernière année, on a vu les cas augmenter après d’autres congés similaires comme celui de l’Action de grâce ou Noël. Il faut éviter les rassemblements», explique-t’il.

«Avec les cas dans les écoles et les nouveaux variants, il ne faut pas baisser la garde» – Justin Trudeau, premier ministre du Canada

En visite ce matin dans une clinique de vaccination à Ottawa, le premier ministre s’est réjouit que les gens viennent se faire vacciner et a appuyé sur l’importance des travailleurs de première ligne et les bénévoles qui participent à la campagne de vaccination.

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La barbe populaire chez nos élus

En vogue chez les vedettes, les influenceurs et les athlètes, l’engouement pour la barbe atteint aussi la sphère politique. Même le premier ministre du Canada a succombé.

«D’allure discrète, la barbe de Justin Trudeau lui va bien», observe le coiffeur Ménick qui a pignon sur la rue Masson, à Montréal, depuis 60 ans. Lui-même a été surpris par le changement de look du député de la circonscription de Papineau, qui coïncide avec le début d’une nouvelle année.

Le directeur de stratégie des médias chez National, Jean-Alexandre D’Etcheverry, parle de la perception suscitée par ce changement d’apparence. «Cela peut vouloir dire qu’on entre dans une nouvelle ère de Justin Trudeau, soit celui d’un homme plus studieux, plus sérieux et plus apte à aborder les enjeux qui s’en viennent.»

En entrevue dans de nombreux médias, le premier ministre avait souligné qu’il souhaitait une nouvelle image, voulant mettre derrière lui les controverses concernant ses «costumes» ou ses faux pas vestimentaires.

Maturité

Adam Scotti, le photographe personnel de M. Trudeau a capté ce cliché publié sur Instagram démontrant l’allure plus sérieuse de l’homme.

«M.Trudeau assume une toison grisonnante alors qu’on ne voit poindre aucun cheveu gris», illustre le spécialiste en image, qui compare sa barbe à celle d’un professeur d’université laissant présager une certaine maturité.

Cette pilosité fait aussi office de coupure avec son premier mandat axé sur son image de jeunesse. «Notre premier ministre veut se redéfinir autrement. On sent qu’il veut livrer le message: ‘je suis conscient de la tâche qui m’incombe et je suis ici pour gouverner et prendre des décisions importantes pour les Canadiens’», évoque M. D’Etcheverry.

Se démarquer

Il est révolu le temps où la barbe était signe de négligence. «Pour nous, les hommes, c’est une façon de se gâter et de prendre soin de soi», indique Sterling Downey, conseiller de l’arrondissement Verdun.

Épisodiquement, il consacre jusqu’à deux heures de son temps sur une chaise de barbier, qui traite sa barbe et ses cheveux. Élu en 2013 au sein du parti Projet Montréal, M. Downey se rappelle qu’au cabinet, quelqu’un lui avait recommandé de se raser sous prétexte qu’il ne serait pas pris au sérieux.

«Je suis parti à rire et j’ai répondu que ma barbe n’affecte pas ma prise de décision ni mes relations avec les gens», ajoute M. Downey.

Il a d’ailleurs remarqué de nombreuses barbes sur les photos des anciens maires de la ville de Montréal. «À une certaine époque, dit-il, plusieurs avaient des favoris et des barbes blanches, signe d’expérience, de noblesse et d’aristocratie.»

À 47 ans, M. Downey porte la barbe aussi pour se démarquer. «Les gens me reconnaissent par mon  look qui représente une forme de jeunesse et sagesse. Pour moi, c’est devenu une marque.»

Tendance

Parmi les nombreux élus montréalais contactés, seul Sterling Downey de l’arrondissement de Verdun a voulu nous parler de sa barbe.

En ce début d’année, on note une forte propension chez les élus de Montréal à adopter le port de la barbe. Sur 16 élus chez Projet Montréal, le parti au pouvoir à l’hôtel de ville, 9 se laissent pousser le poil du visage. Sur la scène provinciale, si on se fie à la prise de photo du récent conseil des ministres de la Coalition avenir Québec (CAQ), seulement trois d’entre eux suivent cette tendance, qui est souvent cyclique.

«La barbe, souligne M. Downey, est une affaire de mode. La population est influencée par la musique, le cinéma et les émissions populaires, comme Game of Thrones qui met en vedette des Vikings avec une barbe.»

Selon lui, la pilosité chez les hommes n’a rien à voir avec la masculinité. «Beaucoup de gens de la communauté LGBTQ portent la barbe. C’est simplement quelque chose de fort, un signe qu’on veut se démarquer.»

 

Exit les broussailles

 

Les joueurs de hockey comme Tomas Tatar portent aussi la barbe.

Le look hipster et même la barbe de quelques jours, de forme carrée ou ronde, doit être bien tracée. Exit les broussailles dans les écoles de coiffure.

«L’important, c’est d’offrir une image propre et présentable aux yeux de la société», précise Andres Bobillier, propriétaire de l’Académie de barbier All Star. On entretient les barbes avec différents produits cosmétiques dont des shampoings, de l’huile, ainsi que des produits technologiques de haute définition afin de tracer la barbe de façon plus esthétique.»

 

Chose certaine, la barbe rallie autant les jeunes que les plus de 40 ans. Ils sont influencés par les vedettes comme l’acteur George Clooney ou les joueurs de hockey des Canadiens comme Philip Danault ou Tomas Tatar. Signe des temps, à la télévision, les publicités de produits après-rasage ont pratiquement disparu.

 

 

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