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C’est quoi la polyarthrite rhumatoïde? Mélanie, 44 ans, nous raconte

Encore méconnue du grand public, la polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune qui peut affecter de nombreuses articulations et provoquer, entre autres, raideurs, gonflements, fatigues et douleurs. Mélanie en a été diagnostiquée à l’âge de 32 ans.

C’est en septembre 2008 que le diagnostic de Mélanie Leclerc, une résidente de Carignan, située sur la Rive-Sud de Montréal, est tombé: polyarthrite rhumatoïde

«C’était un choc, raconte-t-elle à Métro. Je n’avais aucune idée de c’était quoi cette maladie. Au début j’étais fâchée, en mode réaction, puis très vite j’ai décidé que la maladie n’allait pas mener ma vie.» 

Du jour au lendemain, Mélanie n’a plus été capable de bouger correctement ses chevilles, comme si celles-ci étaient raides. Trois mois plus tard, elle ne parvenait plus à faire les gestes quotidiens de la vie, comme couper un concombre, voire même se lever du lit. 

«Pour moi, qui était super productive et superwoman, c’était l’une des pires choses qui pouvaient m’arriver.» -Mélanie Leclerc, atteinte de la polyarthrite rhumatoïde.

Une maladie qui peut frapper à tout âge

Contrairement à ce que beaucoup croient, la polyarthrite rhumatoïde n’est pas réservée aux personnes âgées, comme nous l’explique la Dre Isabelle Deschênes, rhumatologue à Saint-Jean-sur-Richelieu. 

«Bon nombre de mes patients pensent qu’ils sont trop jeunes pour faire de l’arthrite. Mais non, il n’y a pas d’âge», dit-elle à Métro

Le problème, ajoute le Dr Paul Fortin, rhumatologue et chercheur clinicien au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, c’est que les gens confondent souvent arthrose et arthrite. 

«Mais ce sont deux maladies complètement différentes, dit-il, et qui n’ont pas les mêmes conséquences». 

Si l’on peut vivre normalement avec l’arthrose, une maladie du cartilage, l’arthrite inflammatoire quant à elle est plus «débilitante», ajoute-t-il. Et il n’y a pas de guérison possible. 

«Si l’on n’arrête pas l’inflammation, les personnes peuvent vivre des pertes de fonction, des déformations, et se retrouver en chaise roulante. C’est une pente descendante vers le handicap.» Dr Paul Fortin, rhumatologue

D’immenses progrès de la médecine

Mais ces 30 dernières années, la médecine a fait d’immenses progrès dans le traitement et le contrôle de la maladie. Les traitements sont plus ciblés, indique le Dr Fortin, et ils provoquent moins d’effets secondaires. 

Ils sont en outre plus faciles à administrer: par voie orale, et non plus nécessairement par intraveineuses. 

«Avoir une polyarthrite rhumatoïde en 2020 c’est différent qu’en 1980. Il est maintenant extrêmement rare qu’on ne puisse pas contrôler la maladie.» -Dre Isabelle Deschênes, rhumatologue

Un long chemin vers la guérison

Cela dit, le chemin vers la guérison reste long, souligne la Dre Deschênes. 

«Je le dis aux gens: il faut être patient, ne pas se décourager. Souvent ça met du temps avant qu’on puisse voir des résultats. Aussi, d’autres problèmes peuvent survenir comme des infections», explique-t-elle à Métro

C’est ce qui est arrivé à Mélanie Leclerc, qui, en raison des traitements, est devenue immunosupprimée.

«En quelques mois, j’ai fait quatre infections graves, et j’ai dû être hospitalisée, raconte Mélanie. J’ai même eu la bactérie mangeuse de chair.» 

 Finalement, l’autre défi de taille (surtout durant la pandémie) est d’être pris en charge rapidement par le système de santé. 

«Plus tôt on va intervenir, mieux on pourra rééquilibrer la maladie. Et là, je parle d’une intervention les 6 à 12 premières semaines après le début des symptômes. Après ça, ça va être plus dur.» Dr Paul Fortin, rhumatologue

Lâcher prise

Pour Mélanie, après 11 ans de traitements, les choses se sont stabilisées. Selon elle, la maladie lui a permis de lâcher prise sur plein de choses. 

«Le terme superwoman n’existe plus dans mon vocabulaire. Je profite au jour le jour», dit celle qui partage ses ressentis sur sa page Facebook

«Je crois qu’il faut se laisser le droit d’être fâchée, mais ne pas rester longtemps dans cette zone-là. Plus notre mental va être affecté de façon positive, plus ça va se répercuter dans le reste du corps.» – Mélanie Leclerc, atteinte de la polyarthrite rhumatoïde.

Notons que quelque 300 000 personnes au Canada, dont deux à trois fois plus de femmes que d’hommes, sont touchées par cette maladie. 

On ne sait pas ce qui la déclenche, même si l’on constate certaines prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux ou de stress.


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Lancement du bracelet Lexie en soutien à Opération Enfant Soleil

Pour une troisième année consécutive, Bizou et Familiprix s’associent à Opération Enfant Soleil en offrant le bracelet Lexie où tous les profits seront remis à la cause des enfants malades.

L’histoire de Lexie

Ayant été interpellé par l’histoire d’un des Enfants Soleil, Bizou a conçu le bracelet en l’honneur de Lexie Gendron. Âgée de cinq ans et originaire de Lévis, la petite est atteinte d’amyotrophie spinale de type 2. Cette maladie dégénérative rare attaque les cellules nerveuses. Depuis 2019, la petite Lexie reçoit un traitement qui améliore sa mobilité et lui permet de faire d’importants progrès. D’ailleurs, elle peut à nouveau marcher sans aide. Son histoire offre un réel espoir à plusieurs familles faisant partie du regroupement de l’organisme d’Opération Enfant Soleil.

Le bracelet Lexie

Le style intemporel et délicat du bracelet Lexie lui permettra de traverser le temps. Les perles naturelles, la petite chaîne dorée ainsi que la breloque à l’effigie d’Opération Enfant Soleil s’harmonisent merveilleusement. On l’adopte pour ajouter du style à nos tenues des fêtes ou en tant qu’idées-cadeaux à glisser dans le bas de Noël, tout en se rappelant la bonne action associée à l’achat.

Le bracelet Lexie sera vendu en édition limitée à partir du 5 novembre au coût de 10$. Il sera offert dans tout le réseau des boutiques Bizou ainsi que dans les pharmacies affiliées à Familiprix du Québec et du Nouveau-Brunswick.

L’achat du bracelet aidera à soutenir le développement d’une pédiatrie de qualité et offrira un vent d’espoir et de lumières dans les familles de tous les Enfants Soleil de la province de Québec.


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Semaine de la prévention du VPH: agir pour prévenir et éliminer le virus

La quatrième édition de la Semaine de la prévention du VPH (virus du papillome humain) débute aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’au 11 octobre.

Cette année, deux organisations sanitaires de premier plan inventent les Canadiens à contribuer à l’atteinte de l’objectif d’éliminer certains cancers causés par le VPH.

La Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) affirment que le Canada est en mesure d’éliminer réellement le cancer du col de l’utérus et de réduire le risque d’autres cancers liés au VPH si nous faisons tous ce qu’il faut pour nous protéger ainsi que protéger nos familles et nos amis contre l’infection par le VPH.

«Nous avons le potentiel d’éliminer le cancer du col de l’utérus et de réduire le risque d’autres cancers liés au VPH au Canada si nous faisons tous ce que nous pouvons pour prévenir l’infection par le VPH», a déclaré par voie de communiqué la Dre Vivien Brown, ancienne présidente de la FFMC et présidente et cofondatrice de la Semaine de la prévention du VPH au Canada. «Nous sommes fiers des initiatives en matière d’éducation et des activités de sensibilisation que nous présentons cette semaine en partenariat avec la SOGC.»

Une donnée inquiétante

Selon les estimations de la Santé publique, trois Canadiens actifs sexuellement sur quatre contracteront une infection par le VPH au cours de leur vie. L’infection par le VPH est une infection transmissible sexuellement (ITS) courante. Ce virus est la cause des verrues génitales et de la majorité des cas de cancer du col de l’utérus, mais il peut aussi mener au cancer de l’anus, aux cancers de la vulve et du vagin, au cancer du pénis ainsi qu’aux cancers de la bouche et de la gorge. Quiconque a eu une relation sexuelle risque d’être infecté par le VPH. Comme les symptômes ne sont pas toujours présents ou détectables, un individu peut ignorer être infecté.

«Les Canadiens doivent savoir que nous disposons déjà d’un éventail de mesures de protection permettant de prévenir certains cancers potentiellement causés par l’infection par le VPH», a déclaré dans un communiqué la Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. «Bien qu’il soit possible que les programmes de vaccination en milieu scolaire aient été interrompus à la suite de la fermeture des écoles en raison de la pandémie de COVID-19 et que de nombreuses femmes n’aient pas pu consulter leur médecin en vue d’un bilan de santé et d’un test Pap, le cancer n’attendra pas. Nous devons tous agir pour aider à mettre fin à la propagation du VPH.»

Des comportements à adopter pour se protéger contre le VPH et certains cancers liés au VPH:

  • Se renseigner sur les infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris leurs signes, leurs symptômes, leurs conséquences et leurs modes de transmission.
  • Se renseigner sur les comportements sexuels plus sécuritaires et les adopter systématiquement. Utiliser correctement et régulièrement un condom lors des relations sexuelles peut réduire le risque de contracter le VPH et d’autres ITS. Toutefois, il ne faut pas oublier pas que les régions non couvertes par le condom ne sont pas protégées.
  • Prendre des décisions éclairées au sujet de sa santé sexuelle. Parler à son ou à ses partenaires de leurs antécédents d’ITS et de l’utilisation d’une méthode de protection. Se rappeler pas que les comportements sexuels antérieurs de son ou de ses partenaires posent également un risque, surtout s’ils ont eu plusieurs partenaires.
  • Se renseigner auprès de son médecin, de son infirmière ou de son pharmacien au sujet de la vaccination pour soi et les membres de sa famille. Des vaccins sont offerts au Canada pour aider à prévenir les infections causées par divers types de VPH.
  • Les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes présentent un risque accru d’infection par le VPH et doivent envisager de se faire vacciner contre le VPH.
  • Toutes personnes actives sexuellement, devraient discuter avec son médecin au sujet de la prévention du VPH. Il faut garder à l’esprit que la plupart des personnes sexuellement actives contracteront au moins une infection par le VPH au cours de leur vie. La plupart des personnes ayant un système immunitaire sain finiront par éliminer l’infection de leur organisme, mais d’autres personnes seront atteintes de verrues génitales ou d’un cancer. La meilleure stratégie est la prévention.

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