Du maquillage bio made in Montréal
Une marque bien de chez nous lance, demain, une collection de maquillage biologique, offre rare s’il en est. Fabriqué à Montréal à base d’huile d’argan, le maquillage Zorah biocosmétiques est appelé à être certifié Ecocert et Québec Vrai. Zoom sur la gamme.
Travail de longue haleine
«Développer des produits biologiques demande de grands investissements, mais aussi beaucoup de temps et d’énergie, rappelle le vice-président de Zorah biocosmétiques, Richard Morin. Nos concurrents n’ont pas du tout les mêmes contraintes!» À titre d’exemple, pour créer un mascara sans dérivés de pétrole qui soit efficace et qui ne coule pas, il a fallu près de trois ans de recherche et de développement. Fait inusité : le mascara en question sent la fraise (que des arômes naturels, évidemment), et les extraits d’huile d’argan qu’il contient renforceraient les cils, selon la directrice des communications, Elise Mailhot-Paquette. Les brillants à lèvres sont également aromatisés, alors que des pigments d’origine minérale colorent les ombres à paupières en gel.
Bye-bye dérivés du pétrole!
Ce n’est pas parce que les substituts aux parabènes et autres PEG – des ingrédients largement utilisés en cosmétique – sont plus longs et plus coûteux à développer qu’il faut s’en passer, juge M. Morin. «Le seul compromis que nous faisons, c’est d’utiliser quand même des agents conservateurs, mais les nôtres sont reconnus par Ecocert et sont qualifiés comme doux», nuance-t-il. Beaucoup d’efforts de recherche sont d’ailleurs investis dans le but de trouver un remplaçant qui réponde aux critères des purs et durs. Qui plus est, si l’ingrédient phare de la marque, l’huile d’argan, n’est produit qu’au Maroc, «nous utilisons autant que possible des matières naturelles d’ici, comme l’huile de pruche, les dérivés de cire d’abeille ou la fleur de sureau», souligne Elise Mailhot-Paquette.
Vers un avenir plus vert
«De la même manière qu’on regarde ce qu’on mange, on devrait mieux connaître ce qu’on se met sur la peau, continue Mme Mailhot-Paquette. L’Europe a certainement une longueur d’avance sur ce qui se fait ici en cosmétique biologique et naturelle, notamment parce que les gouvernements sont plus proactifs dans le domaine.» De fait, le peu de réglementation au Canada laisse place à beaucoup d’interprétation, et devant les listes d’ingrédients compliqués, le consommateur finit par baisser les bras. Mais tout n’est pas encore perdu, croit Richard Morin. «À l’avenir, l’industrie de la cosmétique devra être plus respectueuse des humains et de l’environnement. Il y a peu de joueurs dans le créneau des cosmétiques bio de luxe, mais nous espérons que d’autres vont suivre, et pas juste en production artisanale.»
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Dans la trousse
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- Les brillants à lèvres contiennent des arômes naturels.
- Des ombres à paupières en gel à base de pigments minéraux.
- Un mascara à l’arôme de fraise.
- Après la crème BB, la crème BBB à l’huile d’argan bio.