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Les 12 travaux d'Helmer

Helmer Joseph est de retour à Montréal, où ses collections graphiques et colorées fascinent saison après saison. Après avoir passé une vingtaine d’années à Paris pour peaufiner son art, le designer d’origine haïtienne pense ouvrir une boutique cet automne dans la métropole.

Que pouvez-vous nous dire à propos de votre projet?
Une boutique, c’est une vitrine. Si j’ouvre une boutique, ce ne sera jamais pour n’y présenter que ma collection. Je pense plutôt m’associer avec trois ou quatre designers, des têtes d’affiche. Je voudrais créer une vitrine de designers québécois, parce que je pense que Montréal a sa place dans la mode internationale.

Vraiment?
À Montréal, ça bouge. Il y a une volonté pour que ça change. La Semaine de mode amène beaucoup de choses. Ce printemps, Who’s next était là, et c’est quand même le salon le plus sélectif de Paris. Après, ce sera l’Italie, le Japon… Le reste du monde a le regard tourné vers Montréal. C’est ça, l’avenir de la mode ici.

Qu’avez-vous appris dans la Ville Lumière?
Paris, c’est une grande école où on apprend tous les jours. Je crois même que c’est là que se font toutes les recherches en mode. C’est une sorte de laboratoire, quoi! J’ai travaillé aux collections des autres et, en plus, parallèlement, j’y ai toujours eu ma propre collection. Un moment donné, j’ai voulu revenir à Montréal parce qu’à la fin, je n’avais plus de défis. C’était devenu une routine.

Qu’avez-vous à dire sur les tendances printemps-été?
J’ai beaucoup de mal avec le mot tendances. Je pense qu’une femme qui est bien dans ce qu’elle porte est tellement plus belle parce que pour moi, c’est la différence qui fait l’élégance. Ça me fait sourire quand je vois tout le monde porter la même chose. Je ne trouve ça ni beau ni élégant… J’imagine que ce n’est pas cher! (rires) Tout le monde pareil, pour moi, ce n’est pas la mode.

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