«B» comme boutique
Après deux ans, Catherine Métivier et Anne-Marie Laflamme se sentaient trop à l’étroit dans leur petit appartement. Tombées sous le charme de l’ancien atelier de chapeaux et de casquettes Maple Leafs, une institution du boulevard Saint-Laurent alors à louer, les deux jeunes designers se sont approprié les lieux. Elles ont inauguré leur nouvel espace mardi.
«L’idée était de créer un canevas minimaliste pour mettre de l’avant nos vêtements, explique Anne-Marie, la porte-parole du duo. C’est un univers qui nous représente bien.» Le local, dessiné à leur image en collaboration avec les designers de Surface3, marie le nouveau et l’ancien.
Ainsi, elles ont préservé les planchers de bois franc datant des années 1940, de même qu’une longue table de coupe à laquelle elles ont donné une seconde vie. Même les vieilles machines à boutons en fonte noire demeurent sur place, le tout dans un esprit industriel. «Nous avons fait faire sur mesure des meubles et des cintres en acier noir», précise Anne-Marie.
Un style urbain et minimaliste qu’on retrouve dans leurs créations, des basiques réinventés directement inspirés par le design industriel et graphique. D’ailleurs, la collection actuellement en boutique, Fade Out, a pour point de départ une œuvre du New-Yorkais Stefan Sagmeister «qui s’effaçait au soleil avec le temps», raconte Catherine. Avec ses teintes sobres et ses coupes épurées, Fade Out évoque aussi une certaine nostalgie.
«Nous nous sommes inspirées de la mémoire, des souvenirs et de l’oubli», décrivent-elles.
Atelier b. se définit aussi par son approche environnementale. S’il n’y a pas de logos ou de messages écolos visibles, les créatrices utilisent des «fibres à faible impact», c’est-à-dire des matières fabriquées localement ou des cotons biologiques, par exemple.
«Nous essayons de choisir les tissus les plus responsables, fait valoir Anne-Marie. Pour nous, c’est une méthodologie, une façon de travailler en tant que citoyennes.»