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Les claires ambitions d’Emily Ratajkowski

Photo: MWN
Richard Peckett - Metro World News

Mannequin et actrice, Emily Ratajkowski, qui s’est fait connaître en s’affichant seins nus dans le vidéoclip Blurred Lines de Robin Thicke, incarnera la maîtresse de Ben Affleck dans le tout dernier long métrage de David Fincher, Gone Girl, à l’affiche le mois prochain.

En se dénudant dans le controversé vidéoclip Blurred Lines, Emily Ratajkowski est sortie de l’ombre en tant que beauté sexy. Pourtant, cette image tranche avec ses ambitions d’actrice souhaitant jouer dans des films à la Martin Scorsese.

Elle a néanmoins l’intention de flouter les frontières entre ces deux univers diamétralement opposés, ce qu’elle décrit comme «trouver l’équilibre» entre les rôles commerciaux (comprendre payants) et les occasions de carrière créatives.

Sa mission est claire, mais peut-être difficile à concilier avec l’image que plus de 276 millions de personnes ont vue sur YouTube. Ça dépendra beaucoup du succès qu’elle remportera dans le dernier projet de David Fincher, Gone Girl, dans lequel elle incarne la maîtresse de Ben Affleck.

Au départ, elle avait été réfractaire à l’idée d’apparaître dans le vidéoclip. «L’idée de filles nues qui dansent dans une vidéo ne me plaisait pas et je ne voulais pas être catégorisée comme la fille qui participe à des clips musicaux après avoir participé à Love Somebody de Maroon 5.» Quand on lui demande ce que sa mère, une féministe et professeure d’anglais, a pensé de Blurred Lines, elle rétorque: «Elle pense que c’est magnifique et qu’il est important que les femmes assument leur sexualité.»

«Les gens associent beaucoup de choses étranges au féminisme. Je pense que certaines personnes ne comprennent pas qu’un mannequin qui a posé nue puisse utiliser le terme féminisme, mais je n’ai pas de problème à le faire.»

Ratajkowski, qui est aussi l’égérie du détaillant en ligne Revolve, a l’intention de ne pas passer pour une fille désinvolte, en dépit de son apparition, cette année, dans l’édition maillots de Sports Illustrated. «Je ne suis pas le mannequin type qui pose en maillot, estime-t-elle. J’aime le ballet, mais aussi les films pornos.»

Même si elle sait que le fait d’avoir travaillé seins nus pourrait lui nuire auprès des réalisateur hollywoodiens, la mannequin d’origine britannique rappelle que le fait de travailler avec David Fincher lui donne de la crédibilité. «Je fais Sports Illustrated, mais j’apparais aussi dans le magazine espagnol S Moda. Pour chaque contrat sexy, je veux faire quelque chose en mode. Pour chaque contrat de mannequinat, je veux obtenir un rôle sérieux.»

«Je veux prouver ma valeur [dans l’industrie] et certaines annonces, dans les prochains mois, vont permettre d’équilibrer le tout», confie-t-elle. Déjà, elle est bien présente dans les médias sociaux, avec 836 000 abonnés à son compte Instagram. «Les médias sociaux vous donnent le pouvoir de vous exprimer et de forger votre image», croit-elle. Ce n’est pas seulement une question d’autopromotion, mais aussi un indication de sa pertinence dans la culture populaire.

Pour dire vrai, le monde du mannequinat n’a pas toujours été compréhensif face à ses plans de devenir actrice – son rêve d’enfance. «J’ai confié mes objectifs à une agence new-yorkaise, qui m’a répondu que seules une poignées d’élues en avaient l’occasion.»

Malgré tout, Emily Ratajkowski donne l’impression d’avoir toujours suivi son plan de carrière, qui n’inclut pas de faire n’importe quoi pour obtenir un succès mitigé. «J’ai toujours joué durant mon enfance, rappelle-t-elle. C’est quelque chose qui me passionne. Je ne veux simplement pas être réduite à jouer la méchante de l’école secondaire ou la meneuse de claques…»

Blurred Lines

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