Jonathan Lapierre-Réhayem se prête au jeu de la tague gastronomique
Chaque deux semaines, un chef montréalais parle à Métro de sa cuisine, puis lance la balle à un de ses coups de cœur afin de dresser un portrait de la cuisine montréalaise par les chefs qui la font. Aujourd’hui, c’est Jonathan Lapierre-Réhayem qui se prête au jeu.
Plus que jamais, les chefs sont mis à l’avant-scène. Autrefois dans l’ombre, ils sont désormais devenus des stars, et ils sont les porte-étendard d’une scène gastronomique montréalaise forte, vivante et innovatrice.
On trouve à Montréal des centaines de restaurants. Qui de mieux placé, pour guider les épicuriens dans ce dédale de saveurs, que les restaurateurs eux-mêmes? Quatrième service : Jonathan Lapierre-Réhayem, du Laloux.
Jonathan a fait ses apprentissages lors de stages à Tokyo, en France et en Chine, avant d’œuvrer au restaurant Brontë, au XO du St-James, Au Cinquième Péché puis à La Montée de Lait.
Depuis un peu plus d’un an maintenant, il est derrière les fourneaux du Laloux, un des classiques montréalais. Le chef dit d’ailleurs aimer travailler «dans une des plus vieilles cuisines de Montréal». Au Laloux, Jonathan aime aussi la grande superficie de l’endroit, le matériel disponible, l’histoire et la culture du lieu, ainsi que l’énergie que les chefs précédents ont laissée derrière eux.
Quand on lui demande ses inspirations, Jonathan affirme qu’elles sont multiples. «J’aime effectuer des stages dans d’autres restaurants, qui mettent de l’avant des produits respectueux de l’environnement. Je m’inspire aussi de tous les artisans (agriculteurs ou éleveurs) avec qui nous faisons affaire. Bref, mes sources d’inspiration sont surtout axées sur la recherche de l’harmonie entre un plat et un produit.
Quels sont selon vous les incontournables du Laloux?
La carte est guidée par la disponibilité des produits, selon la qualité et les saisons. J’ai un faible pour les poissons locaux, pour les produits issus de la cueillette ainsi que pour tous les légumes de saison.
Votre chef coup de cœur à Montréal?
Michel Ross, du restaurant MAS Cuisine, à Verdun, pour l’influence directe ou indirecte qu’il a eue sur les techniques et le savoir-faire de divers cuisiniers et chefs à Montréal. Aussi, cela va sans dire, pour la qualité et la fraîcheur de la nourriture irréprochable servie au MAS Cuisine.
Que faut-il absolument goûter si on s’y rend?
La carte est petite et elle est changeante. Vous pouvez faire confiance aveuglément à tout ce qui est proposé!
Dans deux semaines, on s’entretient avec Michel Ross, de MAS Cuisine.
Laloux
Ouverture : 1986
250, avenue des Pins Est
Au suivant…
Où nous mènent nos chefs?
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